Parce que des fois, reconnaissons-le : on fait des conneries.
Genre on habite en Guyane francaise, on pourrait visiter le Brésil tout près. Mais non, rien que sur les plages de Kourou on sature de la fesse brésilienne alors on décide d’aller au Viet Nam changer d’air. Juuuuste la porte à côté.
Et le pompon, c’est qu’on est VAT, donc sans le sous et que par conséquent il faut un billet pas cher.
Et à pas cher il y a les vols Aeroflot.
Donc, juste parce que j’ai décrêté que l’artisanat H’mong était joli (non sans blague, cette ethnie présente de la Birmanie au Vietnam en passant par la Thailande, le Laos et le sud de la Chine -où ils sont appelés Miao – pis la Guyane d’ailleurs aussi, cherchez pas, fait LE PLUS BEL artisanat textile du monde. Si. ) nous nous sommes enquillés un :

- Cayenne-Paris : 9h. de nuit.
- Paris : 3h d’attente
- Paris – Moscou : 2h30, Aeroflot donc, mais Airbus 320, tout va bien.
- Aéroport de Moscou Sheremetyevo. 10h d’attente. En pleine nuit. Un mois de novembre alors qu’on est équipé de la Guyane au Viet Nam (le genre tropical donc). Et bien je peux vous dire qu’ils font des économies de chauffage.
A ce moment là j’en suis à ma 2ème nuit blanche (peux pas dormir en avion… même pas en business alors en éco pensez !). Et par conséquent je commence à faire NETTEMENT moins la maligne. (même si on a acheté des MiniMars pour tenir le coup… hypra-soldés les MiniMars.. normal, ils étaient périmés, bienvenue en Russie…)
- Et le pompon pour la fin : Moscou – Hanoi, 10 h :
En Iliushyn 76.
Un vol FUMEUR.
Trop chaud.
Des stewards tout droit sortis d’un vieux film d’espionnage KGB et cie des années 80 (non sans blague, PAS une nana… que des armoires à glace. Je peux vous dire que le petit vietnamien qui veut se lever aller pisser alors que le signe « seatbelt » est allumé, il est rassis vite fait…).
Le survol de l’Himalaya (oh c’est marrant, tu te souviens du bouquin « les Survivants » ?).
Des passagers vietnamiens qui se mettent en position de sécurité et vomissent dans les sacs en papier à l’atterrissage…
Et bien je ne vous apprends rien en disant que vous êtes contents d’arriver.
Mais bon, arrivée à Hanoi où comme d’hab on n’a rien réservé, donc faut louvoyer entre les rabatteurs pour trouver SOI-MEME son hotel à 9$ avec souris incorporées.
Et faut suivre le Zhom.
Qui veut ABSOLUMENT aller manger une soupe Vietnamienne LÀ. À cette adresse précise du guide du Routard brandi tel une bible. Que même si vous marchez 3 kms en passant des zillions de petits bouis-bouis à soupes rigoureusement identiques, après en gros 60h sans sommeil, c’est dans celui là qu’il faut aller et pas un autre car c’est le Routard qui le dit.
Et que ENFIN quand vous atteignez le Graal de la soupe (et que vous n’osez pas faire remarquer que vous ne notez pas de différence notable avec les autres bouis-bouis sus-dépassés), quand vous vous asseyiez et que RIEN ne se passe, vous vous effondrez en pleurs en éructant : « mais pourquoi ils veulent pas nous apporter une soupe ?? »
C’est là que j’ai appris que ma résistance physique à des limites….
Vous avez connu des galères dans le genre ?
PS : je ne continuerai pas dans le récit de ce voyage : la dengue du Zhom et le passage à l’ambassade, l’accident de bus et l’accident de bateau en plein baie l’Along, même si on a failli couler et que les passagers commencaient à se battre pour les gilets de sauvetage – en nombre insuffisant cela va de soi…
PPS : J’avais dit que je parlerai de la monétisation des blogs… et finalement je me suis rendue compte que j’avais ENORMEMENT à dire et que je me lance dans un billet à rallonge, du coup je prévois de publier ca en début de semaine prochaine