Et d’abord je ne pollue pas…

… et contribue encore moins à l’effet de serre.

Parce que voyez-vous contrairement à la croyance générale, à Mexico et bien IL CAILLE, pas tout le temps, mais ca arrive. On est quand même – au sud certe, mais surtout – à 2200m d’altitude.

Donc de temps à autre, en hiver, quand le soleil ne daigne pas se montrer mais qu’en revanche le vent et les nuages s’en donnent à coeur joie, ca peut geler à en devoir sortir la raclette pour le pare-brise. Raclette que j’ai pas.
J’imagine bien que ca doit faire doucement sourire mes lectrices montréalaises, mais faites pas les malignes, parce que vous : A L’INTERIEUR, et bien il fait chaud. Alors que chez moi : NON.
C’est ouvert aux 4 vents et les mexicains n’ont pas inventé le chauffage.

Ben du coup la phrase écologique qui dit : « Il faut baisser la température de chez soi d’un degré et enfiler un pull », ben petite joueuse je lui réponds.
Parce que voilà ce à quoi je ressemble ces jours-ci :

Je n’ai pas brûlé un milligramme de fuel ni fusionné un pouillième de micron d’atome, moi Madame. En même temps j’ai pas le choix : je suis pas reliée… à rien qui veuille bien nous chauffer en tout cas.

Par contre j’ai en permanence le nez froid.
Et Dieu sait si je supporte pas d’avoir le nez froid…

PS : elle est pas un peu canon la fille là ? avec ses chaussons Isotoner, son pyjama en polaire Uniqlo et son plaid-cadeau La Redoute, hum ? pis les chaussettes nounours Decathlon, hum ? tout de même

Independance Day

Vous savez quoi, samedi dernier, au Mexique, le 15 septembre donc, c’était la fête de l’Indépendance. La fête nationale quoi. Et bien ils ne font pas ca à moitié les Mexicains. En France, pour voir un tel déballage de drapeaux, de visages peinturlurés et de pouet-pouet dans les rues, minimum il faut gagner la coupe du monde.
C’est d’ailleurs troublant. Dans des tas de pays on trouve des drapeaux accrochés aux maison, des insignes nationales sur les voitures, etc… En France : non. Comme si on était honteux de notre pays. Limite tu as les couleurs bleu-blanc-rouge tu es catalogué Front National. Je dois dire que ca me gêne un peu. Pourquoi ne pourrait-on pas être fier de la France et l’afficher ??

Bref

Le 15 septembre donc.

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Une journée Luxe à Mexico

Si, si, ca peut se faire.

Il suffit pour cela d’aller dans le Quartier de Polanco, quartier des ambassades, du headquarter Dior Mexique et de l’avenue Mazaryck, qui est à Mexico ce que Montaigne est à Paris.

Yep
Bon, plus terre à terre, on est juste allé au Centre Commercial Antara Polanco. Mais tout de même, il y a moyen. Jugez plutôt :

Je suis où, là, à votre avis ? Hum ?
En business class chez Air France ? (et encore je n’avais pas encore mis la couverture en polaire), chez le dentiste ?

Ben non. Je m’apprêtais à voir Transformers. Vi. Je suis au Ciné. Salle VIP.
Quand même, ca le fait non ? A 7 euros la place.
Je vais vous dire : c’est limite trop confortable, on s’endort. (et pis plus de 2h30 le film tout de même, un poil longuet, c’est bien réalisé, mais un poil longuet)

Comme on était dans un Centre Commercial, pour parfaire le tout il faut bien une louchette de shopping non ? (sinon on a l’impression d’être venu pour rien).
je suis donc passée me renouveler chez Kiehl’s, et ai fait un saut chez Bloom. Bloom, késako ? Et bien c’est la seule boutique mexicaine où il est possible de trouver 3 t-shirts Vanessa Bruno, 2 tuniques Antik Batik, un peu de Diane de Furstenberg etc… vous voyez le genre, un peu de créateurs, mais en infime quantité.
Je suis donc revenue avec ca :

Mais qu’y a t’il dans mes sacs ?
et bien réponse dans le billet de demain (avec essayages)

Le FM3 ou la corruption mexicaine pleine poire

Voilà, mon soucis ces derniers temps c’est ca :

ca a l’air de rien, c’est tout moche, mais ca me pourrit drôlement la vie.. qu’est-ce que c’est ? et ben un FM3 mexicain, ou encore un permis de résident qui me permet de vivre et de travailler dans le pays de la Corona pendant un an. On dirait pas comme ca mais c’est rudement coton à avoir ce bidule.
Déjà faut avoir un boulot (bon ben ca c’est bon), mais après évidemment il y a le parcours du combattant : du guichet 123 au 583 avec les 17 formulaires en 3 exemplaires, rien que pour avoir LE FORMULAIRE final et la liste des docs à fournir. On est en février là. (le premier qui râle contre l’administration francaise, je l’envoie en stage chez les fonctionnaires italiens, chinois et mexicains et on en recause ok ? )

Le problème c’est que, concernant les docs à prévoir pour notre venue au Mexique, c’est un mexicain qui a donné des instructions à un italien qui les a données aux RH italiennes qui parlent ni espagnol ni anglais ni francais.. enfin juste italien (je bosse pour une boite italienne au fait). Donc ca pouvait pas bien se passer.

Bref… les RH étant consciencieuses, elles nous ont demandé nos diplomes à moi et à Zhom. Premier DHL pour l’Italie donc… entre temps on arrive au Mexique, avec juste nos copies certifiées conformes. La on nous dit qu’il faut une copie « aspotillata », bon ben ca doit etre ca non ?
on montre au mec : oui c’est bon, par contre il faut les originaux… ah oui, mais là ils sont en train de se faire traduire en italie (du francais à l’italien… j’ai toujours pas compris en quoi ca allait servir à l’administration mexicaine, mais bon… faut pas contrarier nos RH)… rapatriement DHL des diplomes au Mexique (entre temps bardés de tampons ritals).
Ah ben nan c’est pas bon.
En fait « apostillata » ca veut dire « apostillé ».. et oui… et « apostillé » c’est un tampon officiel qui est reconnu internationalement.
on est en mars là.
Rapatriement DHL des diplomes en france, chez ma mere. Qui va au tribunal apostiller les bidules.
Nan c’est pas bon, faut le faire dans la ville où ont été émis les diplomes. Après un pétage de plomb, ils acceptent de faire apostiller LA COPIE certifiée conforme des diplomes, mais pas les diplomes (là faut qu’on m’explique…).
Rapatriement DHL de tout le bordel (diplomes, copies, apostilles, équivalences italiennes, le tout tamponné à n’en plus pouvoir) au Mexique.
Nan, c’est pas bon. Faut l’apostille sur le diplome et pas sur la copie.
respire, respire….
Re pétage de plomb car j’ai vu sur des forums d’expat que la copie certifiée conforme apostillée normalement ca passe.. finalement c’est passé.
on est fin avril.

C’est là que ca devient drôle, nan parce que jusque là c’était facile vous voyez. Le mec à tout faire de la boite qui se charge d’aller tous les 3 jours au bureau de l’immigration vient me voir en me disant que pour Zhom : c’est bon, par contre pour moi il faut la copie apostillée du diplome.

je rappelle que Zhom et moi avont fait les mêmes études et avons présenté un dossier RIGOUREUSEMENT identique.
respire respire
J’explique tranquillement que je ne peux pas faire mieux et que toutes les pièces sont dans le dossier.
Représentation du dit dossier :
mi mai
Zhom a son FM3…
pas moi.
La semaine dernière, on m’annonce que finalement c’est bon. Faut remplir un dernier papelard et faire des photos. soit. Par contre après il faut 16 jours et ca commence à être chaud car on part le 28 pour nos vacances en France. Photos donc.
Nan, c’est pas bon. J’AI PAS LE FRONT TOTALEMENT DEGAGE sur les photos… genre je dois avoir un cm de meche sur le cote droit du front… limite foutage de gueule…
re photo… avec une barrette
Nan, toujours pas bon ! les photos doivent faire 4 x 4 cm…. soit 0,5cm de plus en largeur. Pour mémoire celles de Zhom étaient passées sans problème…
Du coup on perd 2 jours. Je commence à avoir un titouillon les nerfs en pelotte.

Jeudi dernier donc, le bonhomme se ramène en me disant qu’il y a une bonne et une mauvaise nouvelle :
- mon dossier a été finalement accepté : AH !
- par contre il faut impérativement se présenter au bureau de l’administration le 29 : Huh ?
ah mais non mais non, moi le 29 je suis dans l’avion ! on m’aurait dit le 28 encore, ca aurait pu le faire, billets pas modifiables, pas remboursables, non non non , faut trouver une solution, à un jour pres quand même.
Réponse : « si tu peux pas te présenter, tu renonces au FM3, tu peux sortir du Mexique oui.. mais tu peux plus revenir « …. huh ?

les boules… les boules… les boules… les boules… tout ca pour des salo**** de put**** de photos à la c****.
respire, respire

Renvoi du bonhomme à tout faire de la boite au bureau de l’immigration… qui me rappelle quelques heures plus tard. « on peut venir le 27, oui oui, on verra directement le directeur.. par contre .. heu… faudra prévoir un cadeau »

meuufffffffffffffffff

Je sais pas si je dois me réjouir de finalement pouvoir revenir au Mexique ou être dégoutée de participer à la corruption du pays. Sans mentionner le fait que je n’ai aucune idée de ce qu’un fonctionnaire de l’immigration entend par « cadeau » (t’facon m’en fous ca partira en notes de frais…)

Désolée pour la note un peu (supra) longue, mais des fois ca fait du bien quand ca sort toutes ces choses là !