La Ré-vé-la-tion…

Dites, les filles (j’dis « les filles », parce que bon, j’ai dû perdre il y a quelques mois mon unique lecteur masculin…), la semaine dernière, voyez pas que j’ai pris mon PREMIER cours de cuisine participatif.
Même que c’était vachement bien. « Les bases de la cuisine gastronomique » que c’était. Cours intensif de 7h.

Dingue ce que j’ai appris comme trucs et astuces qui te changent la vie. Genre je sais désosser une volaille – crue – SANS couper la peau et faire de la charpie.
Même si ça ne va pas me servir tous les jours on est d’accord.

Et ce samedi, j’ai eu une révélation quasi-divine, la maîtrise du mirepoix-brunoise-duxelle* est en moi :

YEP.
Ceci (la grosse lame) est un EMINCEUR. THE couteau qui faut pour couper, enfin émincer comme son nom l’indique. Le seul, l’unique (et oui, j’avais déjà essayé sans succès) qui permette de couper avec ce geste maîtrisé des émissions de télé culinaires… Donc tu laisses toujours la pointe de la lame sur la plante, tu fous ta carotte-champi-ce que tu veux et tu fais des mouvemements de va-et-vient vers l’extérieur (en rentrant les doigts) et en coupant avec la partie près du manche.

Forcément, avant de repartir, j’en ai acheté un.
39€ l’engin, va falloir en faire des rondelles de carotte pour amortir le bidule. M’en fous, maintenant je coupe mes légumes comme dans TopChef… *émotion*

* les trois tailles standard de découpe de légumes en dés, du plus gros au plus petit… quand je vous dis que je m’impressionne moi-même…

Les oeufs cocotte « walinette »

Ouh là, mais c’est que je ne sais plus à quand remontre mon dernier « dimanche cuisine », la rubrique que j’avais intronisé au Mexique… pfiou, au mois tout ça, depuis la saga des madeleines, muffins et moules Flexipan…

Mais là, effet tour de france appliqué aux casseroles : je m’y remets, merci M6, merci TF1, on se pique du vocabulaire d’initié et pour un peu on s’y croit.
DONC, impro pour le coup, je n’aime rien de mieux que de farfouiller dans le frigo et accommoder les 3-4 trucs qui restent, à l’instinct, généralement sous forme de tarte ou de cocotte. C’est binaire, je sais, ce n’est pas un blog culinaire. Donc pour les quantités précises on repassera, c’est de l’impro de milieu de semaine :

Les oeufs cocotte à la Walinette :

Alors, il vous faut, pour deux personnes, ça fait un repas complet on n’a plus faim :
– 2 petites courgettes
– 1 oignon jaune
– Une tranche de pain de campagne rassie que vous ne savez pas quoi en faire
– 6 tomates cerise (genre vous avez planté 4 pieds vous en avez trop)
– Un yaourth nature
– 2 oeufs
– sel/poivre
– un vieux morceau de cantal entre-deux qui traine
(ouais, je sais, ça fait envie là…)
– 2 gros ramequins (mais gros, ou alors un truc en forme de coquilles saint jacques comme j’ai là, mais forcément ça parlera moins…)

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St Jacques et fondue de poireaux au curry

Allez, je sens que vous restez sur votre faim. Après les toasts au foie de morue de la semaine dernière, il est temps de vous montrer le reste du repas que le Zhom avait concoté pour notre St Valentin.
Ladies & Gentlemen, let me introduce you to :

Les noix de St Jacques et leur fondue de poireaux au Curry :

yummy, n’est-il pas ?

Alors, pour cela il vous faut PAR PERSONNE :

– 5 noix de St Jacques à faire revenir à la poêle très chaude (avec huile ou beurre selon votre préférence, chez nous c’est huile d’olive) : 2 minutes par face pour des noix assez épaisses comme celles ci dessus. Sel + poivre

– 1 poireau (garder principalement le blanc mais couper un peu de vert aussi), débité en tranches fines. Le faire revenir itou à la poêle jusqu’à ce qu’il devienne translucide (en fondue quoi) et soupoudrer d’une cuiller à café de curry en poudre.

Et bien croyez moi sur parole, mais le mélange de saveurs poireau-curry-st Jacques, c’est juste une tuerie… (et pourtant, curry-poireau je n’y aurais pas pensé…)

(et en plus on est d’accord, ça prend 3 minutes et c’est con comme la lune à réaliser…)

Les toasts du Zhom

Je vous en parlais lundi, j’ai fait fi de mon post-bump diet le week end dernier pour cause de St Valentin et de petits plats mijotés par mon Zhom (en ferai-je à nouveau fi aujourd’hui pour cause d’anniversaire de ce dernier ?? arriverai-je un jour à retrouver la ligne.. bref).

En apéro donc, je vous présente,

Les toasts au foie de morue :
Alors déjà, ne faites pas une moue dégoûtée, c’est tout à fait succulents ces trucs. C’est tout de même bien dommage que le foie de morue ait mauvaise réputation tout ça à cause de son huile qu’on faisait avaler de force à nos aîeux.

Pour ça il vous faut :

– étaler sur une tranche de pain aux noix grillée du foie de morue en boite (le Carrefour est pas mal du tout, avec une boite de 120 grs, comptez 6 toasts)
– râper dessus quelques zests de citron
– rajouter un peu d’oignon émincé, fleur de sel, poivre et un peu de persil ciselé
– rajouter quelques gouttes de citron

Un vrai régal !
Par contre, c’est bourré d’oméga 3, certes, mais c’est aussi très gras. Je conseillerai un seul toast par personne 😉

Pour cuisiner naturel, cuisinons … dans la fonte !

Quand j’étais môme (je veux dire encore plus môme) ma grand-mère cuisinait avec des poêles en fonte ou en fonte émaillée. Et puis les poêles à revêtement Téflon (Tefal) sont arrivées, plus fines plus pratiques (dit on) et parfois moins cher.

 

Eh bien chers tous depuis que je suis en Suède je redécouvre la fonte avec un bonheur sans mélange. Alors soyons clair sur une chose, je ne renie pas la Tefal. Pour faire griller un œuf au plat c’est quand même pas mal, et tant qu’on gratouille avec un ustensile en plastique c’est sans problème. Pour ceux qui veulent se renseigner il ya des articles sur les effets potentiellement nocifs du Téflon sur le site indique plus bas. Mais franchement pour griller une viande ou du poisson, il n’y a pas mieux que la fonte.

 

 

Alors d’abord les avantages :

          La fonte ne se déforme pas – si vous avez comme nous une cuisinière à gaz et qu’ensuite vous opérez le transfert sur une vitro céramique, vous êtes bons pour racheter une batterie de cuisine complète. Le gaz déforme vos Tefal, les bombe et après c’est zobe pour avoir une poêle plate.

          La fonte marche parfaitement sur des plaques a induction – la fonte, c’est du fer principalement et le fer est un matériau magnétique.

          C’est complètement naturel – Zéro additif, pas d’aluminium, la fonte est d’abord fondue, estampée (mise en forme) et subit un traitement thermique pour la durcir – that’s it. Le revêtement Tefal est à base de Téflon qui contient du fluor, toxique s’il se dégage dans l’air, ou s’il est ingéré (notamment si vous utilisez des ustensiles en métal pour décoller les trucs que vous cuisinez, vous rayez le Tefal et hop vous avalez du Téflon)

          L’entretien n’est pas aussi ennuyeux qu’on le dit. Une brosse en plastique, on nettoie (ok, a la main) et ensuite on goutte d’huile végétale qu’on applique avec un chiffon, termine. 2mn de boulot montre en main, pour un résultat parfait.

          Ca a une gueule d’enfer. Franchement c’est vraiment joli je trouve, un côté rétro et moderne à la fois.

          Le goût est meilleur. Si. On a testé, deux morceaux tirés du même steak, grillés sur une Tefal et une poêle en fonte, et ben y’a pas photo, plus de goût de grillé. La raison est que la fonte emmagasine la chaleur mieux et plus (car aussi plus épaisse). Conséquence : vous saisissez vos viandes beaucoup mieux. Mes parents ont été conquis eux aussi, on leur en a offert une a Noel, ils nous ont appele pour nous dire peu apres combien le bin’s est génial.

 

Les (petits) inconvénients :

          D’accord ca se lave a la main (les détergents du lave vaisselle, la fonte elle n’aime pas, ca la fait rouiller).

          Il faut la huiler apres chaque usage avec un peu d’huile végétale sinon elle rouille. D’ailleurs si un jour ca vous arrive, pas de problème, vous re-brossez et re-huilez et terminé)

 

Alors comment faire et quoi prendre ?

 

He bien il y a une marque suédoise qui est fantastique : elle s’appelle Skeppshult. Je n’utilise que ca. Leurs poêles à griller cannelées sont belles, garanties 25 ans, avec des manches en bois et utilisées par les chefs du monde entier. Je vous recommande chaudement d’aller jeter un coup d’œil sur leur site dispo en anglais et suédois, pour voir leurs produits : www.skeppshult.com.

 

Ils ont un importateur exclusif en France qui expédie partout dans le pays, n’hésitez donc pas a aller shopper sur leur site : www.scandi-vie.com. Vous y trouverez aussi plein de renseignements et de trucs à faire froid dans le dos au sujet du Téflon. Comme ils sont un peu parti-pris, moi je prends cela de manière circonspecte mais bon chacun son truc.

 

Sinon, Cocorico, il y a aussi une marque Française qui fait ca aussi et très bien, ma maman a ca pour ses faitouts, elle est conquise. La marque s’appelle Staub, et est fabriquée en Alsace, lieu de ma naissance et de mon enfance. Comme quoi je suis ne sous le signe de la cocotte en fonte… Leur site est très bien fait avec les adresses où acheter région par region : www.staub.fr.

 

Bon appétit !

 

Signé : Mr. E

 

Note de Walinette : pis en cadeau de St Valentin c’est top… en cas de crise conjugale, le « coup de poêle à frire » avec celle là, on s’en remet pas…

Un bon restaurant libanais…

Cela fait plusieurs années que le Zhom et moi même sommes devenus fans de la cuisine libanaise.
Bizarrement, lorsque nous habitions en Chine, le seul resto « exotique » (comprendre non asiatique…) de la ville la plus proche – Ningbo – était un libanais.
On a beau adoré les « La zi ji kuai », « niou rou qie zi » ou encore les sushis, un parfum d’épices moyen-orientales était toujours une bouffée d’air frais.

C’est une de ces cuisines qui nous en met plein les papilles tellement les saveurs sont riches et différentes.
Et le mezze.. les dips, les DIPS !
Bref.
Nous étions depuis notre départ de Chine, comment dire : frustrés.
Voilà c’est ça.
C’est très dur à trouver un VRAI BON resto libanais.

Jusqu’à notre week end à Paris où notre ami a eu la bonne idée d’habiter à côté d’un.
Qu’il a bien fait de nous recommander :

El Farès
166 bld de Grenelle (métro Cambronne ou Picquet Grenelle)
75015 PARIS
Tel : 01 47 83 54 38
Réservations conseillées.

Autant vous prévenir : le cadre n’a rien d’exotique et ne casse pas trois pattes à un canard.
Mais la carte est impressionnante et TOUT est succulent.
Par contre, ce n’est pas forcément bon marché : on s’en est tiré à deux pour 65 euros…

PS : bien évidemment si vous avez un bonne adresse en Bourgogne ou – voire – sur Lyon : je prends

Goodie Bag : je ne sais pas vous, mais j’ai le hoummous et la purée d’aubergine qui me titillent. Anne a collecté de nombreuses recettes sur son blog, incontournables.

Oeufs cocotte aux poireaux nouveaux

Je reprends goût à cuisiner quelques petits trucs. C’est par période. (et de plus j’ai retrouvé quelques bouquins arrivés par transatlantique du Mexique. 4 mois, que ça leur a pris…)

Donc je vous présente une petite entrée fort sympathique et bête comme chou (et super bonne, si si, comme tout ce que je fais, si je vous le dis) :

Les Oeufs cocotte aux poireaux nouveaux :

Donc il nous faut pour 4 personnes :

– 4 poireaux (pas trop petits, sinon ça sera trop juste.. ceci dit ça va dépendre de la taille de vos ramequins)
– 4 ramequins qui vont au four (en même temps je sais pas si ça va ailleurs, des ramequins) : beurrés
– 4 tomates cerise
– du coulis de tomate
– de la crème liquide
– 4 oeufs (pas trop gros)
– du parmesan (râpé.. forcément)
– sel/poivre

Après, on émince finement les poireaux (et on remonte pas mal dans le vert.. avant d’attaquer les feuilles quoi), qu’on fait « suer » à la poële avec de l’huile d’olive pendant 10 min. On rajoute une bonne giclette de coulis de tomate : faut que ça colore, mais pas que ça baigne. Re 10 minutes. Une bonne giclette de crème (allégée.. c’est vous qui voyez). Sel. Poivre.

On préchauffe le four Th.6 (180°, à la louche)
On met dans les ramequins. On rajoute par dessus la tomate cerise coupée en deux. On casse un oeuf, sur lequel on soupoudre du parmesan, re-sel, re-poivre et on enfourne. Pendant 10 min. Servir immédiatement 😉


(sur la photo, j’ai fait des « doubles » vu que c’était notre repas principal… doubles, mais avec un seul oeuf, ce qui suffit amplement, m’est avis qu’avec de plus petits ramequins, on a intérêt à trouver des petits oeufs…)

J’ai refait le lendemain avec cette fois des pommes de terre râpées et oignons émincés à la place des poireaux : nickel.

Recette tirée de « Poireaux et oignons.. je vous aime » de Béatrice Vigot-Langandré, éditions Le Sureau

Apéritif aux chips de crevette

Je dois dire que je suis tire au flanc dans mes « dimanches cuisine »… En même temps on n’est ni chez Anne et encore moins chez Mercotte et ici on ne donne pas dans l’élaboré qui fait saliver (et on ne donne d’ailleurs pas non plus les proportions…).
Disons que si je savais cuisiner ça se saurait…

Ceci étant dit, j’ai quand même 2-3 spécialités que j’aime partager, et – outre mon amour immodéré pour les dips et apéritifs dinatoires – il y a cette petite chose ci :

L’apéritif aux chips de crevette et riz aux asperges :

C’est le truc convivial et pas compliqué à faire, et qui en jette un peu plus que la traditionnelle rondelle de sosse.

Le plus compliqué dans l’histoire est de trouver à acheter le paquet de chips de crevette, il faut mettre la main sur un traiteur chinois ou tenter éventuellement le Carrefour. Ce détail étant réglé, il faut :

– monter une vinaigrette : 2 cuillers de moutarde forte de Dijon, 1 cuiller à café de vinaigre (blanc pour le coup et pas balsamique) : on bat avec la petite cuiller et on rajoute l’huile (d’olive ou classique, je suis pas compliquée je vous dis) en continuant de battre.
– acheter un petit bocal d’asperges blanches, le mixer.

Mélanger la bouillie d’asperges avec la vinaigrette. Saler, poivrer (pas trop…)

On aura au préalable fait cuire du riz (oh genre 3-4 poignées) et fait refroidir, mis dans un saladier et on ajoute la sauce.

La touche finale : un petit bocal d’oeufs de lompes (noirs.. ou rouges.. ou les deux)

Comment ça se mange ? c’est là que réside le convivial du truc, on ne peux pas préparer à l’avance, sinon la chip devient toute molle et c’est pas bon. Il faut donc tout disposer au centre de la table et le convive se débrouille (ou alors si vous donnez dans le genre smart, vous préparer des portions individuelles dans de jolis petits bols, sur un joli petit plateau).
On prend donc une chip, on dispose dessus une bonne cuiller à soupe de riz aux asperges, et une demie cuiller à café d’oeufs de lompe, c’est tout joli :

ET l’alliance crevette-asperge-oeuf de poisson, c’est délicieux.

Si, si. Succès assuré !

(pour les crédits on repassera, j’avais choppé ça il y a une dizaine d’années dans le petit bouquin style « cuisine de l’étudiant » d’une copine en école d’ingé…)