Lectures estivales

Il y a de cela quelques (trop ?) nombreuses années, à la période de l’adolescence pour être précise, je passais mes étés le nez dans des bouquins. En témoignent les photos de ces années, au camping, sur la plage, dans ma chambre, la position est identique.
Le tout avec une frénésie et sans aucun discernement, je m’enfilais une quarantaine de bouquins, tout ce qui me passait sous la main, de Stephen King à Zola en passant par la collection Harlequin.

Puis boulot, loupiot, vacances réduites, le rythme s’est donc (sacrément) relâché… Et pour les 3 semaines d’août qui viennent de s’écouler, je l’ai joué en aveugle et en tapant dans les listes des magazines et les meilleures ventes Amazon…


Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears, d’Elise Costa.
Celui là, je l’avais repéré dans Grazia. Une erreur. Je ne connais pas plus la chanteuse que ça, nous n’avons pas les mêmes références et je me suis ennuyée la première moitié du bouquin. J’ai repris un peu d’entrain pour la deuxième, le côté roadtrip américain me parlant beaucoup plus.
Et ah oui, aussi : Le pourtour des verres de margharita, c’est pas du sucre hein, mais du sel, ça passe mieux avec la tequila

Some Girls, My life in a Harem, de Jillian Lauren
Il existe la version française, mais quand on peut lire en VO, autant ne pas s’en priver.
Alors une sorte de Shéhérazade moderne, conte sur comment une américaine devient membre à part entière d’un harem actuel. C’est ça qui fait vendre et mais au final, je retiendrai plus l’histoire d’une ado paumée et comment on peut devenir escort girl à 16 ans. Ca se lit très bien et très vite.
Ah oui aussi  : concernant les tatouages sur l’ile de Bornéo, la tribu que l’auteur mentionne n’est certainement pas les maoris, mais plutôt les chasseurs de tête Iban du Sarawak (ben décidément, on voit que c’est la crise, ça manque de relecteurs…)

L’homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle. On pourrait dire que c’est un conte psychologique, prétexte à la prise de conscience de ce que la Thérapie cognitive et comportementale nomme nos valeurs, et qui dictent nos comportements et souvent nos blocages voire névroses.
C’est TRES aborbables, court et se lit vite et à mon sens devrait être une lecture indispensable, pourquoi ?
1. pour justement prendre conscience des valeurs (appelées croyances ici) qui dictent notre comportement, nos actes et nous empêchent parfois de nous réaliser
2. pour les observer chez les autres et mieux comprendre leur réactions, comprendre parfois d’où viennent leurs attitudes et par là même faire preuve d’une plus grande tolérance.

Notions qui je crois aideraient pas mal la société si elles avaient le bonheur d’être sinon enseignées, du moins effleurées au lycée (ça serait plus pragmatique que la philo au bac)

Les Petites Soeurs, de Valérie saubade
Le seul vrai roman du lot, une sorte de Dallas de la France profonde. Figure patriarcale écrasante, secrets de famille, vengeance post-mortem, portraits au vitriol, tout y est. Je ne sais pas si je le recommanderais en lecture de vacances, c’est déprimant… mais une fois entamé on ne peut le lâcher.

22 commentaire pour “Lectures estivales

  1. Ah chouette ! Pour cet été je n’ai pas eu de vacances et donc pas de lecture estivale ! Je me suis contenté de mes classiques !!
    Et puis j’ai toujours besoin d’un avis avant de me lancer dans un bouquin surtout dans les contemporains, allez savoir pourquoi !
    Merci pour tous ces avis !!
    Britney qui me tentait…je vais me laisser séduire par les petites soeurs !!

  2. Dans les valises j’avais mis des trucs un peu trop compliqué pour le transat, du William Faulkner et Tristes Tropiques… au final, j’ai relu Carrie, découvert un Pierre Bourdieu et enfin un auteur de fantasy qui ne me fasse pas dire « non mais quel copieur », Jean Louis Fetjaine, dans sa trilogie des Elfes…. c’était délicieux.

  3. Ah ben tiens ça tombe bien je voulais le lire le livre de Laurent Gounelle. Merci d’avoir donné ton avis !

    (moi en ce moment je lis l’éloge de la vie de tous les jours, ben c’est pas transcendant pour l’instant, groumph!)

  4. Merci pour ce post littéraire.
    Je lis moi-même environ 3.000 pages/mois d’un peu tout …. donc très agréable de partager….
    Dans mes 15 jours new-yorkais j’avais emporté, sur ipad ……….et c’est bien pratique pour les suppléments de bagages et curieusement très agréable….:
    Les écureuils de Central Park…. de Katherine Pancol évidemment le roman de vacances par excellence vite lu et qui ne prend pas la tête…toujours aussi drôle et agréable à lire;
    Les témoins de la mariée de Didier Van Cauwelaert… toujours plein d’humour désabusé et distrayant mais loin du génie de ses premiers écrits;
    Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer (pour faire plaisir à ma fille de 17 ans no comment) ça se lit finalement mais style en trois heures.
    J’avais emporté en version papier (au cas où je me serais révélée allergique à l’ipad) Code Phenix de John Connor supposé être un thriller avec une nouvelle héroïne « exceptionnelle » (merci Marie-France) et qui s’avère lourd et totalement dénué d’humour.

    Sur place je me suis laissée tenter par Eat Pray Love d’Elizabeth Gilbert qui fait un tabac sur place, se lit très bien en VO, et est vraiment intéressant précisément parce qu’il fait un tabac…. ce qui laisse un peu rêveuse sur les aspirations de l’américaine moyenne normalement cérébrée.

    Enfin je termine par Meurtre dans un jardin indien de Vikas Swarup très distrayant même si c’est évidemment maintenant moins un choc que Slumdog Millionnaire.

    Bon alors je vais me laisser tenter par l’Homme qui voulait être heureux, cela fait un bout de temps que je n’ai pas lu ce genre d’ouvrages dont on tire toujours quelque chose lorsque c’est écrit intelligemment. Mon goût personnel en la matière me porte toujours plus vers l’Analyse Transactionnelle, mais ta critique me fait envie là …..

  5. J’ai adoré Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears. Je connaissais déjà la plume d’Elise car elle écrit sur Madmoizelle et a un blog. Cette fille est hilarante !
    Ceci dit, je peux comprendre que tu n’aies pas aimé. Je ne connais pas non plus Britney Spears plus que ça mais j’ai grandi avec… En fait, le livre parle plus de la pop-culture en général que de Britney.
    A mon humble avis, ce bouquin est générationnel (j’ai 23 ans, l’auteur doit en avoir 26 ou 27) et cela explique peut-être pourquoi j’ai aimé le livre. No offense pour toi bien sûr 😉 c’est juste une question de références, ça m’a rappelé des trucs de mon enfance et adolescence…

  6. J’ai commencé à lire L’homme qui voulait être heureux après avoir lu l’avis de William Réjault sur le sujet. Si me souvenirs sont bons il en parlait comme d’un livre qui change la vie.

    J’ai lu quelques pages et honnêtement je n’y ai pas appris grand chose mais peut-être est-ce parce que je me suis pas mal documentée auparavant sur l’estime de soi et la psychologie en général ?

    J’ai donc arrêté momentanément ma lecture. Mais ça m’ennuie, je me dis qu’il faudrait quand même que je le finisse…

  7. Je lis toujours deux livres ou plus par semaine, le métro a ses avantages :)

    Mon coup de cœur du moment La Trilogie Berlinoise de Philip Kerr, ou l’histoire d’un flic devenu privé à Berlin… nazie. Pas un méchant SS par conviction, pas un gentil qu se ferait tuer pour sauver des juifs, juste un mec normal qui essaye de survivre, extraordinaire de vérité !
    Tu rajoutes que les histoires policières sont très, très bien ficelées, et tu cours l’acheter dans ta librairie :)

    Par contre à ne pas donner à un public trop jeune.

  8. La bonne nouvelle c’est que tu as quand même réussi à lire 4 livres en 3 semaines. Avec les monstres sur moi toute la journée, je n’ai pu lire que la presse people… J’attends quand même la rentrée littéraire avec impatience. J’adore cette foison de nouveaux titre et le nouveau Nothomb annuel bien sûr !

  9. Perso, je viens de découvrir un auteur un peu spécial si ce n’est pour dire marginal et ses livres paraissent être un peu comme le personnage qui les écrit. Je n’en suis qu’au début et je lis donc « le lézard lubrique de Melancholy cove » de Monsieur Christopher Moore. Déjà, avec un titre pareil, on ne sait pas à quoi s’attendre ??? L’auteur s’inscrit dans un genre « polars déjantés » et vu les 100 premières pages du livre, je veux bien le croire.

    Evidemment, comme beaucoup de livre anglophones traduits, il y a des erreurs de traduction ou parfois des phrases qui ne veulent rien dire. Moi je dis : « comment traduire de l’anglais en français en faisant du mot à mot ?  » Ça commence à me gonfler ces boites d’édition qui ne font pas suffisamment de relectures ou qui ne sont pas capables d’embaucher un traducteur digne de ce nom. Qu’on soit obligé de traduire un peu différemment, c’ets une chose mais laissé une phrase incohérente sans queue ni tête avec des fautes d’orthographe, qui plus est, ça me dépasse !
    Je crois que les pires dans ce cas sont les Red Dress Ink. Faut dire que pour lire leurs bouquins, il ne faut pas avoir 150 de QI mais faut arrêter de croire qu’il n’y a que des idiotes qui lisent leurs livres. Un peu de respect pour les lecteurs/rices, ça ne ferait pas de mal.
    NB : Qu’aucune lectrices des livres red Dress Ink s’offusquent car moi aussi j’en lis 😉

  10. j’ai bq aimé l’homme qui voulait être heureux, comme toi je trouve que c’est très utile et j’ai d’ailleurs conseillé à mes deux filles adolescente de le lire. c’est très positif comme lecture!

  11. Pingback: Les gens ne sont parfois pas ce qu’on croit | The Beauty and The Geek

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *