Ca ne vous aura pas échappé pour peu que vous ayez franchi les frontières françaises, ce qui fait partie de notre paysage habituel et que l’on prend pour acquis CHANGE, une fois à l’étranger.
Prenez les toilettes par exemple.
Allez en Allemagne et la forme de la cuvette n’est plus la même, le système de chasse d’eau complètement différent aux USA et inexistant au Vietnam où on vous tendra une sorte de casserole en plastique et un saut d’eau. Quant aux toilettes japonaises elles vous laisseront dans un abîme de perplexité, 30 min la pause pipi au bas mot, le temps d’appuyer sur tous les boutons.
Ca c’est la face publique. Ouverte aux touristes. Car quand on part vivre « ailleurs », ce sont un milliard de petites choses de la vie quotidienne qu’il vous faudra décrypter et dompter.
Genre :

Yep, ceci est la face avant de la machine à laver qu’il m’a été donné de découvrir dans notre appartement chinois. De quoi rester perplexe n’est-il pas ?
Je vous accorde les 2 boutons de gauche « power » et « marche-arrêt », il y a des symboliques qui fonctionnent pour tout le monde… Mais si on rentre dans le détail, hum ?? sur quoi j’appuie pour laver mon mohair moi ?
Il a donc fallu que je photographie tout le bazar pour demander traduction au boulot. Traduction scotchée sur le mur d’en face de la machine.
Dans tout ca il fallait donc choisir la quantité d’eau, si c’était sale ou pas sale et si délicat.
Diantre.
Pas de température.
Et bien en Chine ils lavent à l’eau froide. Enfin la majorité des chinois. Les machines à eau chaude existe, mais c’est plus cher. Et bien je peux vous dire que malgré ce que les écolos en disent : ça ne lave pas bien. Surtout avec de la lessive chinoise qui ne lave certainement pas plus blanc que blanc.
J’en connais des expats qui ont crisé et EXIGE de leur proprio une machine à eau chaude…
Du coup en arrivant au Mexique, nous sommes allées l’acheter nous mêmes, notre machine.
hum.

Pas moyen de trouver un réglage de température non plus. On retrouve l’esprit pratique américain, puisqu’on est limité au froid – tiède – chaud. En double même. Je n’ai donc jamais osé tenter le « caldo » et me contente donc de « tibio – tibio » pour toutes mes machines.. so far so good.
Vous noterez également la cuve gigantesque et à axe vertical. Il n’y a qu’en Europe où on trouve ces tambours en métal à axe horizontal qui te niquent les ongles et te râpent les doigts façon parmesan à chaque ouverture.
Et vous, ce sont quoi les petits détails qui vous ont surpris / choqué ailleurs ?


Les chinois sont généralement soucieux de leur intérieur (même si ils balancent les ordures par les fenêtres… dites pas que c’est faux, mon crâne en sait quelque chose), ce qui a pour conséquence (dans les familles un minimum aisées il faut bien le dire) un étalage de la collection de chaussons blancs monogrammés des hôtels du coin à l’entrée de l’appartement.
Ouaip, la médecine traditionnelle chinoise préconisant de cracher régulièrement afin de se débarrasser de ses microbes, c’est une habitude difficile à perdre, et même les campagnes d’affichage avec amende de 50RMB lors de la crise du SRAS n’y changeront rien, faudra vous y faire.
