Alors ? qu’est-ce qu’il t’a apporté le Père Noel ??

Parce qu’il est de bon ton sur son blog de déballer ses cadeaux avec ses lecteurs. Tout ce qui est partagé est meilleur comme dirait ma belle-maman (même si au départ cet adage se rapporte plus à la nourriture).

Alors, ben j’ai été gâtée (normal hein quoi) :

- Mon sac Anna Corinna Mini City Tote, « par le Zhom » (je mets des guillements parce-que je lui ai bien tenu la main… tellement bien même que je me le suis acheté moi même…). Je vous en reparle demain ;-)
- Des sets de table et serviettes assorties par Belle-Môman. Et une machine à coudre qui m’attend en France (elle a dû lire les billets sur mes mésaventures Zara…)
- Une palette de maquillage de la collection de voyage Dior, par Môman qui a trouvé l’inspiration au duty free de l’aéroport ;-)

Bon ben va falloir se préoccuper de la liste 2008 maintenant !

Et d’abord je ne pollue pas…

… et contribue encore moins à l’effet de serre.

Parce que voyez-vous contrairement à la croyance générale, à Mexico et bien IL CAILLE, pas tout le temps, mais ca arrive. On est quand même – au sud certe, mais surtout – à 2200m d’altitude.

Donc de temps à autre, en hiver, quand le soleil ne daigne pas se montrer mais qu’en revanche le vent et les nuages s’en donnent à coeur joie, ca peut geler à en devoir sortir la raclette pour le pare-brise. Raclette que j’ai pas.
J’imagine bien que ca doit faire doucement sourire mes lectrices montréalaises, mais faites pas les malignes, parce que vous : A L’INTERIEUR, et bien il fait chaud. Alors que chez moi : NON.
C’est ouvert aux 4 vents et les mexicains n’ont pas inventé le chauffage.

Ben du coup la phrase écologique qui dit : « Il faut baisser la température de chez soi d’un degré et enfiler un pull », ben petite joueuse je lui réponds.
Parce que voilà ce à quoi je ressemble ces jours-ci :

Je n’ai pas brûlé un milligramme de fuel ni fusionné un pouillième de micron d’atome, moi Madame. En même temps j’ai pas le choix : je suis pas reliée… à rien qui veuille bien nous chauffer en tout cas.

Par contre j’ai en permanence le nez froid.
Et Dieu sait si je supporte pas d’avoir le nez froid…

PS : elle est pas un peu canon la fille là ? avec ses chaussons Isotoner, son pyjama en polaire Uniqlo et son plaid-cadeau La Redoute, hum ? pis les chaussettes nounours Decathlon, hum ? tout de même

Je suis ENCORE passée à côté….

… des fêtes de fin d’année.

Vous me direz : c’est pas complètement fichu, y’a séance de rattrapage ce soir.
Mouaip…
Mais m’est avis que ca va se finir à 10h du soir cette sauterie…

Que voulez-vous, c’est le problème quand on est expat’ et que fatalement il arrive de passer Noel à l’étranger…
La première année on ne connait personne et on se retrouve à 19h dans un bar, bar dans lequel nos collègues chinois (pour qui Noel ne représente rien à part une figure porcine rougeaude de Père Noel dans les vitrines) qui ont pitié nous rejoignent, histoire de marquer le coup. Coup qui se finit avec des gambei (cul-sec) au vin rouge, et du riz cantonnais pour éponger…

Des fois on connait plus de monde.
Et là on se retrouve à plusieurs expats qu’on ne connait à peine parce qu’il faut bien faire la fête. Avec le principe du petit cadeau à moins de 8 euros qu’on tire au sort. C’est comme ca qu’on se retrouve avec un slip en satin bleu roi taille 46 (riez pas, c’est du vécu. C’était pour que ce soit drôle vu qu’il n’y avait quasi que des mecs à la soirée, manque de bol c’est tombé sur la seule fille : moi – ca m’apprendra à faire mon service militaire en Guyane…).

Et au final on finit par se dire que plutôt que de se forcer, et d´être responsable de l’achat d’une bombe à cotillons (dites, ca se fait encore ca ? c’était un grand classique de ma jeunesse…) on serait pas plus mal à deux à se faire une soirée en amoureux dans un grand hôtel.
Sauf que dans ce cas on a oublié que les menus de réveillons sont tous plus dispendieux les uns que les autres, et que le budget étant déjà investi dans la chambre, Noel se termine en mangeant des spaghettis.

Cette année remarquez, on a fait Noel en famille : c’est un progrès.
Et comme prévu ca a été plage et margherita géante à la fraise …et avec curry thai.

Mais au fond de moi j’espère que l’année prochaine sera celle de mon premier sapin. Dans un vrai chez nous.
C’est décidé : je profite des soldes pour commencer à stocker boules et guirlandes !

PS : j’ai toujours une mobilité extrèmement réduite, due en partie à deux ventouses à poils collées en permanence sur mes genoux (et les fesses sur le clavier c’est encore mieux….). Je me retrouve systématiquement dès mon derrière posé sur le canap’ avec deux machines à ronrons qui quémandent du gratou-gratou au menton. Limite un boulot à mi-temps cette affaire-là…

La petite blanche n’ayant que 3 mois, je pense qu’elle fait un transfert maternel sur Le Microbe à qui ca n’a pas l’air de poser beaucoup de problèmes, ovaires décapsulés ou pas…

Parce qu’on se marre des fois…

… au boulot…

Ce n’est pas mon habitude de vous parler sur ce blog de ma vie professionnelle. Mais au vue de la teneur de ce qui va suivre je vais faire une exception. Car voyez-vous je travaille dans un milieu INTERNATIONAL, la mondialisation : en plein dedans la cocotte.
Donc je travaille au Mexique (avec des mexicains), dans une boite italienne (donc avec des italiens), avec le Zhom (donc un francais), ce à quoi c’est greffé un anglais (me demandez pas comment il est arrivé là).
Donc – mélange des langues et des cultures aidant – j’ai quelques morceaux d’anthologie directement issus de ce melting-pot.

Je vous traduis le tout en francais pour la commodité de la chose.

……………..

Une amie mexicaine à qui nous voulions absolument faire goûter des crêpes et expliquions le concept nous a répondu : « ah oui, bah : tu veux faire des tacos francais quoi » …..
(fierté mexicaine je vous dis…. la source est identique à l’épisode du reblochon)
Qu’est-ce que vous voulez répondre à ca……

……………..

Dîner avec notre couple de catsitters italiens, avec lesquels nous discutions musique, de ce qui a bien pu traverser de part et d’autre les Alpes (très peu de choses d’ailleurs) :
L’italien : – Ah si il y a cet autre groupe francais connu… comment il s’appelle… ah oui « les marrons glacés* » (*en francais dans le texte)
Nous : – ah ben non…. tu voulais dire les Maroon 5 peut etre ? oui.. ben non, pas francais

……………..

Echange de mails à 3, entre le Zhom, S : le directeur des ventes internationales – anglais -, et moi.
Mail qui partait d’une discussion sur un projet en cours et qui a fini quelque peu en vrille.
Je vous résume : Zhom et S parlaient de vacances et de la possibilité d’y inclure quelques pompom girls en bikini (voyez le genre) et se sont mis en tête de me demander mon avis sur la question.

Ce à quoi j’ai répondu très succintement et avec toute la délicatesse qui me caractérise par une onomatopée toute francaise et résumant parfaitement mon opinion.
Ce qui nous a valu ce mail d’une candeur réjouissante :

Je ne sais pas vous, mais moi voir « prout » et « international sales manager » dans le même mail ca m’éclate. Il suffit de peu de chose
(et oui pour le côté glam on repassera… je perds de mon aura)

Un Zhom en phase régressive

Parce que normalement, c’est plutôt l’apanage des filles ca non ? la période bonbons, Nutella, envie de rose…. La petite crisette qui se manifeste par le paquet de post-its roses en forme de coeur glissé subrepticement dans le caddie entre le jambon et la laitue (ou encore les Kinder Surprise.. ahem) .

La fierté et la testostérone du zhom s’accomodant généralement mal d’une envie de retour en enfance.
Donc j’aimerais qu’on m’explique la présence ces deux dernières semaines dans mon frigo de ca :

Yep. Ce sont des Petits Suisses (enfin, mexicains, les suisses). Le truc parfumé à l’abricot et qui se mange en deux coups de cuiller.

Petits Suisses que le Zhom ramène en douce des courses et avale par paquets de 4 (forcément, c’est pas dimensionné pour). Et régression qui fait la joie du Microbe qui s’est découvert une addiction au léchage de pot de yaourth vide…

Nan mais dites : c’est grave ?

Le principe de la Treatouillette

Admirez je vous prie ce superbe néologisme franco-américain, dont le principe a été admirablement illustré par le billet d’hier.

Treatouillette donc (prononcer « tritouillette »), du vocabulaire walinetto-Zhom (voire Microbien car je subodore qu’il a parfaitement intégré le concept…), tiré du verbe : To Treat Oneself et du « ouillette » qui ne veux rien dire mais qui sonne bien de chez nous.
Pour les réfractaires à Shakespeare, « treater son self » ca veut dire se permettre un petit plaisir, se faire du bien, prendre soin de soi, ou du moins c’est comme ca que je l’entends.

Vala.

Se faire une gauffre aussi comme on dit dans l’est.
Donc Zhom et moi-même nous nous faisons péter une (grosse) treatouillette ce week end.
Et comme je suis toute chose à cette idée et ai beaucoup de mal à me concentrer sur un autre support que mon mini guide en espagnol et le site TimeOut sur New York, ben c’est la méga-dèche de billet. D’où la lecon neo-lexicale. CQFD.

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Sinon, je vous propose également un petit ajout à ma petite classification de la Bougnette suite à quelques remarques de mes fidèles lecteurs :

- La Bougnette-Marvel (ou Bougnette Fantastique c’est comme on préfère) : qui se joue de nous et de nos nerfs selon l’angle et l’éclairage sous lesquels on l’observe : un coup on la voit, un coup on la voit pas…

- La Bougnette-pégueuse : celle qui se voit pas mais qui colle… (merci Princess et Bôôh pour l’extension de mon champ sémantique)

- La Bougnette-TouchDown, comme au rugby. Celle, au choix :
qu’on écrase sous soi en ce penchant
ou typique de la manche qui trempe dans l’assiette quand on passe un plat ou se sert un verre.

Je crois bien qu’on est bon là non ?

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et comme j’ai rien pour illustrer, allez hop, un coup de Microbe, toujours admirablement posé en merde….

PS : je sais je suis à la limite du portenawak de billet…. c’est l’endomorphine ca…
PPS : et j’allais le faire en anglais le premier PS : « i’m on the verge to… », sachez que pendant longtemps j’ai soutenu mordicus qu’on pouvait le traduire tel quel en francais : « je suis sur la verge de… » forcément ca ne le fait pas, heureusement que (ayant tout de meme un doute) je me suis toujours abstenue de le sortir en public…

A moi New York !!

Et bien oui, vous avez bien lu… A peine revenue de Louisiane, je me prépare à me faire retamponner le passeport. A ma décharge je me dois de vous dire que c’était tout-à-fait imprévu, mais dans la vie il faut mieux attraper les opportunités quand on en a.

Donc voilà, Le Microbe va refaire un petit tour impromptu chez les catsitters italiens où il aura pour compagnon un petit chaton de 2 mois (que voulez-vous, après 15 jours en compagnie du Microbe, nos collègues ont été convertis….) de samedi prochain jusqu’à mercredi soir.
Car figurez-vous que le Zhom a un meeting pro mardi à Buffalo, et que pour aller à Buffalo il faut passer par New York, donc pourquoi ne pas se faire un petit week end prolongé dans le coin ?
Surtout que :

- la seule fois où on a été à NY, c’était l’an dernier en novembre. Et on n’avait eu que 3j/2nuits.
- c’était trop tôt pour voir le sapin géant du Rockefeller center allumé
- que là ca tombe pendant les Sample Sales (ou comment faire la nique aux parisiennes qui nous narguent avec les ventes presses. Au programme : Lauren Merkin et ses pochettes (où j’aurais le plaisir de croiser Anne, de Mes Vitrines NYC), Hayden-Harnett et pourquoi pas Catherine Malandrino)
- que j’avais hésité à me prendre une méga-écharpe en laine chez Abercrombie et que je regrette de l’avoir laissée
- que le mardi où Zhom sera en réunion, j’aurais toute la journée de libre pour faire du shopping
- qu’on n’a plus rien à lire en anglais
- qu’on a des cadeaux de Noel à faire
- que j’ai envie de voir le Musée d’histoire naturelle et les squelettes de dinosaures (oui, bon… ils rediffusent Friends en ce moment..)

Suffisamment de bons arguments pour que je pose 3 jours de congés vous ne trouvez pas ?

Allez, qu’est-ce que j’ai oublié ?

PS : oui, les spectacles à Broadway.. mais figurez-vous qu’ils sont quasi tous annulés pour cause de grèves….
PPS : au fait, je viens de recevoir mon sac Anna Corinna !!!! je reconfirme le sérieux de LunaBoston. Bon le problème c’est que je ne peux y toucher avant Noël :-(

La contre-facon là où on ne l’attendait pas…

C’est dimanche, et le dimanche je parle cuisine, c’est décidé. Donc faut que je vous cause de ce que j’ai fait hier soir. On avait un invité : notre collègue anglais, donc dans ces cas là – fierté francaise oblige – on fait un bon plat bien de chez nous. Et je ne sais pas ce qui a prit le Zhom, mais il s’est mis en tête de faire une tartiflette. Bien. Sauf que reblochon = Savoie, Mexico = loin, tout ca, donc de frometon : point.
Mais bon, quand on est expat on apprend à ne pas renoncer à la première difficulté, il doit bien avoir des importateurs de denrées francaises dans ce pays. On demande à une copine mexicaine qui connait un resto qui connait le frometon. Trouvé donc ! 110 pesos… hum… soit genre 8 euros, pour un rebloche de 600 grs. Je sais pas vous mais moi j’ai trouvé ca bizarre…

Quelques jours plus tard, arrive le bestiaud :

Yep… c’est un reblochon MEXICAIN !
Et là va expliquer à la copine mexicaine que non non, ca ne PEUT PAS être un reblochon. Parce que le reblochon c’est FRANCAIS, d’abord. Ben là la fierté mexicaine elle veut rien savoir. Car les mexicains sont tout à fait capable de faire un reblochon.
Soit.
Sauf que je l’ai laissé toute la journée à côté de moi sur mon bureau et que je n’ai même pas été le moins du monde indisposée. Tous les gens ayant voyagé ne serait-ce qu’une demie heure dans un espace clos avec un rebloche en conviendront : ce n’est pas NORMAL.
Donc voilà, au final au lieu d’une tartiflette savoyarde, on a eu une tartiflette mexicaine… Joies de l’expat…

Edit : suite à de nombreuses questions : oui, la tartiflette était bonne. Curieusement, si le rebloche mexicain ne sentait rien, cuit, il y avait comme un petit gout de chez nous…
Et en passant, il existe une version anglaise de la tartiflette, à base de choux (?!), et ca s’appelle : Bubble & Squeak (j’adore….)