L’empreinte

(de nos fringues)

C’est marrant comme sevrage rime parfois avec blocage. Genre l’appareil photo. 4 mois que je n’avais pas sorti le réflexe avant les 2-3 photos sur trépied du dernier billet. Les vacances sont font à l’iphone, et j’ai de plus en plus de mal à montrer mon visage en photo. Non pas qu’il ait changé hein, je n’ai même pas de gros boutons à cacher ou une subite ride du lion qui se serait installée en 15 jours. C’est juste que j’ai dû un peu tirer sur la corde. Comme si en bientôt 8 ans de blog j’avais épuisé mon crédit Narcisse.

Mais sinon, une réflexion, tiens :

livre

=> J’ai fini de lire « To die For, Is Fashion wearing out the world ? » (ici sur Amazon).

Et bien c’est pas marrant, voire franchement chiant à lire, en plus. Je ne compte pas les fois où je me suis endormie dessus. MAIS, je dois vous dire qu’on revoit fatalement son mode de fonctionnement après ça. Et qu’on se pose pas mal de questions.
Je ne crois pas pouvoir arriver un jour à ne pas « consommer » de mode. Je dis consommer, car je crois que je tombe dans cette catégorie. J’aime regarder les nouvelles tendances, renouveler ma garde-robe, me faire des paniers virtuels. Je suis lucide, j’apprécie d’avoir la chance de continuer à travailler avec certaines marques ou e-shops. Comme dirait une amie qui se reconnaitra « Quand on aime les fringues… et bien on aime les fringues ».
Ce qui n’empêche pas de m’interroger de plus en plus sur les impacts : écologiques-éthiques-sanitaires, d’essayer de réduire (« contenir », serait le mot juste) ma consommation et me renseigner un peu : Lire la suite

La NO-BUY list.

On ne pouvait pas y couper… la suite logique mais que j’ai repoussée encore et toujours, le dernier BASTION de bordel, d’accumulation : la penderie. Les excuses du blog, puis de la reconversion (mais si je vends ça et que je me rends compte que j’en ai besoin dans 6 mois ??) m’ont rendue laxiste sur ce point précis.
Lire les derniers billets de Charlotte et Marie m’a donné l’impulsion nécessaire. Car je gère très bien tout le reste (maison et objets), mais les fringues, je tourne autour, j’essaie un peu, je tiens un budget, mais voilà… Déjà, la fin de la plupart de mes partenariats* devraient déjà m’aider à y voir plus clair.

penderie

(l’étendue du domaine de la lutte…)

Et si je travaille sur les CAUSES qui m’ont poussée vers cette accumulation/besoin, en parallèle et avant de passer à la démarche capsule (ou pas), je me suis fait une liste pour m’aider à rationaliser mes achats, éviter les erreurs et canaliser un peu tout ça.
Alors attention, hein, je ne parle pas de la fameuse Wish List, même si malgré tout, avoir une petite liste RAISONNABLE dans un coin, avec un but à atteindre et un budget à réunir peut servir de garde-fou. Je parle plutôt de NO-BUY list. Une liste des trucs dont je sais qu’ils me font envie, mais que je ne vais pas porter.
Autrement dit, rien ne sert de se lancer dans la détox si on n’a pas au préalable réduit le flux entrant…
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Désencombrer (sa maison)

C’est un billet que je vous avais promis : revenir sur mon désencombrement et vous donner quelques pistes. Pour mémoire, suite à la lecture de The Joy of Less, j’avais passé 5 week ends à désencombrer totalement (ou presque, il reste le cas du dressing, il faudra qu’on y revienne) ma maison et à diviser par deux toutes nos possessions. Je crois que mon mari, moins matérialiste et plus zen, n’attendait que ça. Il m’aura fallu 38 ans pour lâcher prise.

cuisine

(la cuisine et le plan de travail. Ne sont sortis QUE ce dont on se sert tous les jours. Notez que pour gérer les papiers, rien à faire on a besoin d’une zone tampon, du coup j’ai installé une trieuse en bois La Redoute au coin, cela permet de contenir le courrier et autres listes de courses, et c’est vidé une fois par semaine)

Il est bientôt temps de faire un second balayage, le « merdier » (copyright Roland Magdane) ayant tendance à revenir sournoisement par toutes les ouvertures de la maison.. Mais globalement, le geste, l’idée est restée. Une fois qu’on a goûté au confort que la simplicité procure :  les surfaces vides et accueillantes, le bien rangé qui fait qu’on trouve TOUT tout de suite, l’absence de choix qui libère de l’énergie… Et bien on ne peut plus je crois revenir en arrière.

Mais quelques pistes je vous disais… Commençons déjà par :
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Bilan 2014

Pour tout vous dire, ça me fait un peu bizarre de reprendre le clavier après tous vos messages qui sonnaient le clap de fin. Je n’ai pas répondu à tous, mais sachez qu’ils m’ont fait un bien fou et que je vous remercie infiniment d’avoir pris le temps de me les laisser.

J’ai toujours un peu de mal à figurer ce que je vais faire (ou non) de cet espace, et à quel rythme… Mais en attendant, je voulais faire un petit retour en arrière sur l’année écoulée. Un bilan avant d’adopter définitivement 2015.

deco

(et je vous avais promis une photo de ma déco « salle à manger » nouvelle formule, le plateau de l’ancienne table chinoise encastré dans une structure plus moderne, un tapis graphique (la redoute, actuellement à -30%, en synthétique imperméable, parfait sous une table où on mange !), des chaises en métal, en plexi ou façon Eames) Lire la suite

Fin de cycle ou la 5ème vie

Sans être un chat, je crois vraiment qu’on a plusieurs vies en une. Et qu’on les enchaine ou même parfois qu’on les superpose.

– La 1ère j’étais enfant/ado, insouciante, je vivais chez mes parents…
– La 2ème, j’avais 20 ans, je suis partie vivre seule et faire mes études à Grenoble, les petits copains, la bande de copains, une certaine insouciance, encore.
– La 3ème j’avais 23 ans, en couple, des années d’expats et de vie à deux, de voyages, d’expériences fortes mais parfois difficiles, excitantes toujours.
– La 4ème j’avais 32 ans, le retour en France, l’installation, l’enfant. Le blog et la solitude, surtout.
et maintenant ? Je crois que la 4ème touche à sa fin justement, il est plus que temps.

rayures

(rien à voir avec le schmilblick, juste une tenue que je n’avais pas montrée…)

Vous l’aurez compris, j’ai décidé de changer. La situation actuelle devient pour moi intenable pour 3 raisons :

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Crise ou pic d’objets ?

L’autre jour, je discutais avec une amie, qui bosse dans le marketing pour une marque de chaussures. Elle me disait qu’on sentait arriver une 2ème crise (économique), peut être plus profonde que la première. Et que, outre les chiffres de vente en baisse, c’était surtout sur le choix des produits que ça se ressentait : les gens ne prennent plus de risques, ils veulent de bons basiques, de qualité, qui dure : de l’escarpin, de la boots, noirs, simples, sans fioriture, de l’utilitaire. Ils n’ont plus envie de collectionner les folies, les trucs qu’on ne mettra qu’une fois.

penderie

C’est une impression générale, avec la mode montante du minimalisme. Alors, oui, la crise économique, et la peur et le repli qui vont avec peuvent l’expliquer. Mais je crois que ça va au delà de ça. Lire la suite

La double peine

L’autre jour, je suis tombée sur ce billet, d’un blog allemand spécialisé sur le minimalisme. L’auteur est branchée psy et c’est en effet très bien vu, très intéressant et je vous encourage fortement à lire si vous maitrisez l’anglais*. Et si je me reconnais dans pas mal de situations décrites il faut bien le dire, c’est le dernier point qui m’a interpellée, en rapport à l’émotion qu’a suscitée la revente de mon sac Sofia Coppola pour Louis Vuitton. Emotion, oui, il y avait de cela.

SC

Parce que oui : je l’avais cherché et traqué pendant 1 an, j’avais écumé les magasins LV de St tropez à Dubai, pour finalement dénicher un rare exemplaire avenue Montaigne lors d’un improbable réassort, envoyé mon mari en déplacement pro là bas le récupérer au risque de lui faire manquer son train et faire un vide-dressing en catastrophe pour financer.
Pourquoi ? Lire la suite

« Ca a l’air bien »

(à dire avec la voix de Pierre Richard, QUI me trouve le titre du film ? hum ? réponse en fin de billet)

Donc il y a quelques semaines, j’ai été prise d’une pulsion verte. La faute au bouquin « zéro déchet ». A peine le premier chapitre terminé, je me suis retrouvée 20 bornes plus loin (et oui, en pleine campagne, va trouver un magasin bio près de chez toi) à La vie Saine ou assimilé.
Alors Ok, les légumes, nouilles en vrac, tout ça : je veux bien. C’est facile.
Après je suis passée au rayon beauté. Je m’étais dit : sur quoi je peux faire rapidement et pour commencer un effort ? Voyons.

cotons

J’ai acheté 3 trucs, dont ce que vous voyez ci-dessus. Je passe le prix, hein, la démarche écologique vaut bien ça. Lire la suite