St Jacques et fondue de poireaux au curry

Allez, je sens que vous restez sur votre faim. Après les toasts au foie de morue de la semaine dernière, il est temps de vous montrer le reste du repas que le Zhom avait concoté pour notre St Valentin.
Ladies & Gentlemen, let me introduce you to :

Les noix de St Jacques et leur fondue de poireaux au Curry :

yummy, n’est-il pas ?

Alors, pour cela il vous faut PAR PERSONNE :

- 5 noix de St Jacques à faire revenir à la poêle très chaude (avec huile ou beurre selon votre préférence, chez nous c’est huile d’olive) : 2 minutes par face pour des noix assez épaisses comme celles ci dessus. Sel + poivre

- 1 poireau (garder principalement le blanc mais couper un peu de vert aussi), débité en tranches fines. Le faire revenir itou à la poêle jusqu’à ce qu’il devienne translucide (en fondue quoi) et soupoudrer d’une cuiller à café de curry en poudre.

Et bien croyez moi sur parole, mais le mélange de saveurs poireau-curry-st Jacques, c’est juste une tuerie… (et pourtant, curry-poireau je n’y aurais pas pensé…)

(et en plus on est d’accord, ça prend 3 minutes et c’est con comme la lune à réaliser…)

Les toasts du Zhom

Je vous en parlais lundi, j’ai fait fi de mon post-bump diet le week end dernier pour cause de St Valentin et de petits plats mijotés par mon Zhom (en ferai-je à nouveau fi aujourd’hui pour cause d’anniversaire de ce dernier ?? arriverai-je un jour à retrouver la ligne.. bref).

En apéro donc, je vous présente,

Les toasts au foie de morue :
Alors déjà, ne faites pas une moue dégoûtée, c’est tout à fait succulents ces trucs. C’est tout de même bien dommage que le foie de morue ait mauvaise réputation tout ça à cause de son huile qu’on faisait avaler de force à nos aîeux.

Pour ça il vous faut :

- étaler sur une tranche de pain aux noix grillée du foie de morue en boite (le Carrefour est pas mal du tout, avec une boite de 120 grs, comptez 6 toasts)
- râper dessus quelques zests de citron
- rajouter un peu d’oignon émincé, fleur de sel, poivre et un peu de persil ciselé
- rajouter quelques gouttes de citron

Un vrai régal !
Par contre, c’est bourré d’oméga 3, certes, mais c’est aussi très gras. Je conseillerai un seul toast par personne ;-)

Du côté de chez moi : l’huilerie Leblanc

Parce qu’on a beau habiter dans un coin paumé de Bourgogne, on se trouve tout de même parfois à jouxter quelques pépites…
Il faut se rendre un peu plus loin encore, dans la campagne charolaise. Au pays de belle-maman et de beau-papa. Je vous avais déjà parlé (ouh là… au tout début-début de ce blog) du chocolatier Dufoux.
Mais au rayon gastronomie il faut que je vous parle également de l’huilerie Leblanc.
Huilerie artisanale et familiale depuis 1878, les moulins sont ancestraux et les produits magiques.
Utilisés par les plus grands chefs français et étrangers. On retrouve des bouteilles dans le monde entier (par ex au marché de Stockholm).

Et pourtant l’huilerie originelle à Iguerande ne paie pas de mine, et il faut trouver l’endroit. Mais la réputation de l’huilerie est telle que notre fameuse blogueuse culinaire Anne n’a pas hésité à faire un gros détour pour la visiter et faire le plein. Je vous invite d’ailleurs à lire le compte-rendu de sa visite.

J’ai personnellement un énorme petit faible pour l’huile de noisette. Mais les variétés sont impressionnantes : pistache, sésame, pépins de raisin, tournesol goût truffe… 3 gouttes et plus besoin de se lancer dans une sauce salade… Elles ont un parfum et une puissance incroyable.
Je viens d’ailleurs d’en repasser commande à belle-maman.

Et si on ne passe pas dans le coin vous allez me dire ?
Et bien on peut passer commande à distance (par mail, mais les prix ne sont pas indiqués sur le site) ou bien, pour les parisiennes (et oui toujours pour elles) : coincée entre Isabel Marant/Jérome Dreyfuss et les macarons Ladurée se trouve une microscopique boutique où vous retrouverez tout cela :

Jean Leblanc, huilerie artisanale
6, rue Jacob
75006 Paris
Telephone / Fax : +33 (0)1 46 34 61 55

Et tant que vous y êtes, rajoutez dans votre panier les produits de bain à l’huile d’olive : savon et gel douche. Ils ne sont pas produits par l’huilerie, qui ne fait que les revendre, mais promis craché je n’ai jamais trouvé de mieux pour les peaux sensibles et l’hygiène intime ;-)

Goodie Bag : Ce sont des mid-season sales sur Trendy Bazar aussi…
-30% du 25 octobre au 9 nov avec le code BIRTHDAY. En plus les frais de port sont offerts.
J’adore ces 3 silhouettes, surtout celle de droite :

La tapenade verte (le retour…)

Et oui, cela fait maintenant quelques semaines que mes pots ramenés de Camargue sont finis.
Il m’a donc fallu relever mes manches et tenter de reproduire le bidule.
Reproduction réussie je dois dire.

Voici donc comment je procède,
Recette de la Tapenade Verte :

Il vous faut donc :
- 2 sachets d’olives vertes dénoyautées de 120 grs, (soit 240 grs poids sec)
- huile d’olive (une petite dizaine de cuillers à soupe)
- le jus d’un citron
- éventuellement un petite cuiller à soupe de câpres
- une petite dizaine de filets d’anchois (les rincer avant pour que ce ne soit pas trop salé)
- une gousse d’ail écrasée
- du poivre

Vous mettez le tout en commençant par les olives dans un petit robot mixer.

Et on mixe : mais touuuuut doux, genre par à coups. Faut pas qu’il y ait de trop gros morceaux, mais pas que ce soit réduit en purée non plus : tout est dans le doigté… si si.

Vous mettez le tout dans un petit tup’, recouvrez d’huile d’olive pour une meilleure conservation et hop, au frigo. Ca se garde un moment (tant mieux parce que là vous avez quand même une bonne quantité)

Et pour servir à l’apéro avec vos potes, vous en mettez un peu dans une petite coupelle blanche, avec une cuiller et chacun tartine sur des tranches de pain aux olives grillé : succès garanti (oui, enfin si ils aiment les olives quoi….)

La salade aux foies de volaille du Zhom

Une fois n’est pas coutume, le week end dernier Le Zhom me sort : repose-toi je te prépare à manger.

Cool.

Et bien vous savez quoi ?
Le Zhom l’a fait au feeling, vas-y comme je te pousse. Le tout avec ce qu’il avait sous la main.
Et c’était absolument délicieux.

Du coup dans le genre peau de vache je lui ai fait refaire le lendemain, histoire de prendre une photo et de vous mettre la recette ici
(et NON je ne prête pas mon Zhom)
Voici donc :

La salade aux foies de volaille et camembert chaud du Zhom (je vous ai dit que c’était parti en live…)

Pour 4 personnes, ou deux fois deux…
Il vous faut donc :
- 400 grs de foies de volaille (genre 5 euros le kgs, qui dit mieux ?)
- 8 tranches de pain complet ou autre
- 2 sachets de mâche
- Des tomates cerises pour la déco
- 2 tomates normales
- un coulommier
- des grains des cumin
- de l’huile d’olive et de l’huile de noisette + du vinaigre balsamique
- parmesan râpé (plus pour la déco, pas indispensable)

Donc en gros : on fait cuire les foies à la poèle. Dans le même temps : tranche de pain + tranche fine de tomate + tranche de coulommier + quelques graines de cumin : hop au four.

On dresse l’assiette avec la mâche, quelques tomates cerises coupées en deux.
On ajoute une sauce faite moit’ moit d’huile d’olive et d’huile de noisette à laquelle on rajoute le déglaçage de la poèle où on a cuit les foies et le vinaigre.
On rajoute les foies et par dessus les tartines chaudes.

Il y a deux coups de génie dans ce plat.
Si si.
L’alliance du cumin et du coulommier chaud (en même temps, le cumin c’est connu sur la raclette, ça marche avec d’autres fromages..)
ET surtout : l’alliance du goût des foies de volaille et de l’huile de noisette. Ca fait tout.

L’est bien mon Zhom parfois…

Un bon restaurant libanais…

Cela fait plusieurs années que le Zhom et moi même sommes devenus fans de la cuisine libanaise.
Bizarrement, lorsque nous habitions en Chine, le seul resto « exotique » (comprendre non asiatique…) de la ville la plus proche – Ningbo – était un libanais.
On a beau adoré les « La zi ji kuai », « niou rou qie zi » ou encore les sushis, un parfum d’épices moyen-orientales était toujours une bouffée d’air frais.

C’est une de ces cuisines qui nous en met plein les papilles tellement les saveurs sont riches et différentes.
Et le mezze.. les dips, les DIPS !
Bref.
Nous étions depuis notre départ de Chine, comment dire : frustrés.
Voilà c’est ça.
C’est très dur à trouver un VRAI BON resto libanais.

Jusqu’à notre week end à Paris où notre ami a eu la bonne idée d’habiter à côté d’un.
Qu’il a bien fait de nous recommander :

El Farès
166 bld de Grenelle (métro Cambronne ou Picquet Grenelle)
75015 PARIS
Tel : 01 47 83 54 38
Réservations conseillées.

Autant vous prévenir : le cadre n’a rien d’exotique et ne casse pas trois pattes à un canard.
Mais la carte est impressionnante et TOUT est succulent.
Par contre, ce n’est pas forcément bon marché : on s’en est tiré à deux pour 65 euros…

PS : bien évidemment si vous avez un bonne adresse en Bourgogne ou – voire – sur Lyon : je prends

Goodie Bag : je ne sais pas vous, mais j’ai le hoummous et la purée d’aubergine qui me titillent. Anne a collecté de nombreuses recettes sur son blog, incontournables.

La découverte culinaire : la tapenade verte

Dans la série « que ramener de Camargue » donc, après les spartiates et le flamand rose ;-)
On ne peut passer à côté de « La Maison méditerranéenne des vins, de l’olive et des produits régionaux » (‘tain y’a 10 ans ça s’appelait juste Maison des vins, y’a eu inflation…) Au Grau du Roi toujours, sur la route de l’Espiguette.

C’est toujours un vrai plaisir, dégustation de vins et d’huiles d’olives (on est fan), et découverte de toutes les bonnes petites choses à manger du coin.
Avec en plus un rayon cosmétiques (bio), c’est un incontournable de chaque séjour comme vous pouvez le constater :

Et la grande découverte cette fois, c’est les petites boites en bas à droite : la tapenade d’olives vertes.
On connaissait la noire, et on n’était pas hyper fan. En plus l’olive noire est assez calorique, alors que la verte : tout bénèf.
Ca a un goût un peu plus acidulé, plus frais. Sur des croûtons aillés-grillés à l’apéro, c’est une vraie tuerie.

Alors ma question : quelqu’un a-t-il déjà essayé d’en faire ? C’est si bon qu’il m’est impensable de ne plus en avoir les pots terminés. J’ai trouvé une recette sur Marmiton, dès que j’ai un moment je teste (là je suis toujours à fond dans les madeleines… je crois que ça y est j’ai amorti mon moule, je suis en train d’en dégoûter toute la famille…)

PS : ahem… la tisane ventre plat bio, c’est pour le post grossesse on est d’accord, parce que là c’est un peu perdu d’avance…

Recette de madeleines (fourrées au Nut’ ?)

En spéciale dédicace pour Haude donc, en espérant que les Aussies, à défaut de moule à madeleines, aient au moins des moules à muffins en silicone.

Alors, niveau moule justement, j’ai inauguré les moules mous Flexipan. Ma belle môman ne jurant que par eux : Flexipan ayant remplacé Tupperware dans les réunions ménagères.
On le trouve ici. Non, vous ne rêvez pas, 45 euros le bidule, j’ai pas encore calculé le nombre de madeleines qu’il me fallait faire pour rentabiliser l’engin. Mais ça marche bien. Et pis pas besoin de beurrer (note, si vous avez un moule classique : il faut beurrer).

Pour 2 x 20 madeleines de taille classique (donc dans le moule suscité) :
- 225 g de farine
- 175 g de sucre
- 100 g de beurre
- 1 paquet de levure en poudre
- 4 oeufs
- 2 cuillers à soupe d’eau de fleur d’oranger (y’en a qui mettent du zest de citron, ou bien de l’amande… moi c’est la fleur d’oranger, chacun son truc)

On mélange au fouet le sucre et les oeufs jusqu’à ce que ça devienne mousseux. On ajoute la farine et la levure petit à petit et tamisées (genre dans un chinois). Et enfin le beurre fondu* et la fleur d’oranger.
* pour faire fondre le beurre : perso je coupe en petits bouts, dans un bol et hop moins d’une minute au micro-onde…

On laisse reposer 20 minutes mini, 2 heures c’est mieux.

Dans le moule, on remplit mais attention : pas jusqu’en haut sinon vos madeleines seront bonnes, certes, et grosses, mais toutes plates. Pour avoir la jolie bosse, il ne faut pas remplir à plus de la moitié voire les 3/4.

On a préchauffé le four à 220° (th.8). On enfourne sur une grille à mi-parcours et on laisse un peu moins de 10 min (on surveille pour que ça crame pas quoi…)

On démoule, laisse refroidir à plat et quand c’est froid : hop dans un tupper.

La sauvegarde de la madeleine à bosse :
Pour les puristes, toute la difficulté de la madeleine réside dans l’obtention d’une belle et jolie bosse caractéristique. Y’en a qui disent (n’est-ce pas ?) qu’il faut laisse reposer longtemps au frigo pour avoir une belle bosse. Pas d’accord. Pour moi, cela tient au moule qui doit :
- ne surtout pas être trop rempli (on remplit à ras et on a une madeleine plate)
- être positionné au milieu du four et sur une grille pour que ça chauffe bien par dessous, c’est la forme du moule et la chaleur qui s’en répand qui crée la bosse.
Voyez mes bosses ci dessus : repos de 20 min seulement à l’air ambiant sous torchon ;-)

Version fourrée :
Pareil, sauf qu’au moment du remplissage dans les moules : on en met moitié moins, on rajoute DELICATEMENT une noix de Nut’ ou de confiote (mûre ici, la confiote) et on recouvre DELICATEMENT toujours du reste de pâte.
Astuce : on peut faire fondre le Nut’ 20 sec au micro onde pour qu’il soit un poil plus liquide et que ça soit plus facile à mettre ;-)


Alors faut que je vous avoue que j’ai un souci :
La noix de Nut’ ou de confiote a tendance à migrer au fond de la madeleine, et à apparaître en transparence après cuisson (la gelée de mûre j’ai laissé tomber, trop liquide, ça traverse).
Donc je vois 2 solutions :
- je laisse reposer plus longtemps et au frigo pour que la pâte durcisse et donc que le Nut’ ne coule pas (mais l’impact sur la bosse ?)
- je mets plus de pâte au fond du moule avant de mettre le Nut’ d’où madeleines plus grosses (mais ma bosse ? bis)


En bas à gauche : gelée de mûre : ça marche pô, en haut à gauche confiote de fruits des bois. A droite : du Nut’, c’est mieux.

Ah c’est technique la madeleine tout de même (mais qu’est-ce que c’est bon !). Si il y a parmi vous des spécialistes de la madeleine fourrée, je veux bien prendre les conseils ;-)