Tiens j’avais envie de changer de sujet aujourd’hui… La faute du CDD avec les BDs et les réminiscences de Gaston Lagaffe.
Du coup je me demandais comment et pourquoi on riait. Comment on est conditionnée à rire à telle ou telle blague ? Est-ce culturel (sûrement), issu des valeurs familiales ?
Personnellement, je sais que j’ai le rire visuel et à onomatopées. La faute à un biberonnage à ça :

Voilà, c’est le condensé de pourquoi je suis folle de Franquin : Du « Schponk » et les yeux qui sortent de leurs orbites.
Biberonnage, c’est le terme, je ne savais pas encore lire que je les avais tous lus. La preuve, certains albums en gardent encore les stigmates :

Du comique visuel : le sketch du skieur de Gad Elmaleh me fait mourir de rire. Le DVD de Roland Magdane aussi.
En plus profond, le détournement de la vie quotidienne, la caricature des excès peuvent fonctionner, les références « culturelles » (dans le sens de société) des Lanfeust de Troy aussi par exemple.
Et le comique de répétition, bien présent dans les Gaston avec les fameux contrats.
En revanche je ne suis pas trop fan de l’absurde, les Nuls, tout ça.
Je crois que je n’ai pas l’humour fin et feutré des intellectuels.
Pas le rire gras non plus faut pas pousser. Bigard, j’atteins mes limites.
Par contre, vous me donnez un réglet en fer, une place en amphi, un silence feutré et un « CHBOINGGGG* » retentissant : j’ai les larmes pendant la demie-heure qui suit.
(cherchez pas, là, c’est nerveux)
Alors j’ai bien évidemment envie de vous retourner la question …
* : son de ralliement avec Mr. E…. je l’ai toujours, mon réglet d’école d’ingé.
Ca sent le vécu.
Vous positionnez le réglet à exactement 7,5 cm du bord pour un CHBOIIING optimum…
(bon si on n’a plus le droit d’être potache…)
Stay Tuned : un CDD à 14h avec un lot que je suis jalouse de vous le faire gagner. Si.
(et les résultats des CDDs de lundi et mardi)
EDIT : je viens de recevoir un mail de Mr. E justement, qui appuie mon anecdote par celle-ci :
Le lieu : l’amphi de Mecanique des fluides a Grenoble
La moment : court de transferts thermiques. Walinette est assise a cote de moi, on es déjà potes, elle est déjà avec Zhom, pas d’embrouille ni de non-dit, deux potes qui se font ch…, mais alors la vraiment ch…
Walinette se morfond et ponctue chaque minute d’un « pfff… » auquel je ne peux que souscrire. A un moment je lui chippe le reglet en metal qu’elle a dans sa trousse, le place sur la table comme decrit dans son billet, et mon doigt effleure, que dis-je caresse le bout. ‘Gaw’ dit le reglet…
« Pfffrrrrr… » dit walinette
Je presse plus fort
« Schhtoiiiiiiiiiiiiiing » dit le reglet. Walinette pouffe.
« Gaaaaaaawww » repond le reglet. Walinette se marre franchement et moi aussi.
Apres nous allons sur un stade dynamique. Pendant le gaw je bouge le reglet
« Schtaaawiiiingaaaawwwwiiiiiiiiiing » La Walinette pleure de rire, se tient les cotes, tentant vainement de se marrer sans attirer trop l’attention.
Une heure plus tard, on sort de l’amphi, des crampes aux muscles intercostauds, et avec un cri de ralliement qui nous fait toujours marrer depuis dix ans.