Cherchez l’intru…

grumpf….

Et je suis bien restée 10 min le regard vide, entre « famili » et « parents »…. « Neuf mois » j’ai pas pu, apprendre toutes les couilles qui peuvent me tomber dessus pendant la grossesse et l’accouchement : merci. Je le vis pour le moment de manière sereine, j’aimerais que ça continue.

« Parents » donc. Et bien vous savez quoi. Je n’ai pas réussi à lire le moindre article. Peux pas. Ca m’intéresse pas. M’est avis que j’ai surestimé le processus. Je vais m’en tenir à acheter des bodies sur Ebay, on verra le reste le mois prochain…

Un coeur en Irlande…

Ceci est un billet sponsorisé.

Je voulais la jouer jeu de mot cultureux, et ben c’est loupé, ayant retrouvé mes BDs je voulais faire un clin d’oeil à celle de Makyo… sauf que c’est d’un « coeur en Islande » qu’il s’agit. Comme quoi je n’ai pas encore retrouvé tous mes classiques :-/

Bref. L’Irlande donc.
Moi qui rêvais de profiter de mon retour en France pour découvrir l’Europe… il va falloir que je patiente un poil avant de pouvoir traverser le channel. (chiotte… faites des gosses).
Mais je ne sais pas si vous avez remarqué, dans tout voyage (et tout évènement d’ailleurs, mariage, naissance (ahem)) la période qui précède et la préparation participent tout autant à l’intérêt de la chose que le trip en lui même. On rêve, on se projette, on en parle, on cherche des infos, on s’imagine voir ou faire telle ou telle chose. L’imaginaire turbine à fond.

Ce qui explique en partie pourquoi j’exècre tout ce qui est voyage organisé. Franchement, avoir la possibilité de partir sans se renseigner au préalable sur le pays, chercher les lieux que l’on veut absolument visiter, dénicher la petite info qui nous fera sortir des sentiers battus, très peu pour moi. Autant je peux être syndrome Panurge pour le dernier sac à la mode, autant me retrouver bloquée dans un bus avec mes concitoyens : très peu pour moi.

Donc me prendre à rêver à l’Irlande. Une orgie de vert, de prairie, de nature sauvage. Wild nature dont je ne suis toujours pas repue suite à mes 3 ans de Chine (béton, gris, béton) et un an de Mexique (pollution, voitures, pollution).

Photos tirées du blog Un Monde Ailleurs.

Réver aussi de bière, de pubs, de dégustations de bière et de visites de pubs (y’en faut aussi pour le Zhom, vous admettrez)

Photos tirées du blog BeNoot.

Irai-je un jour ? why not. A votre avis, à partir de quel âge peut-on laisser un pilon aux bons soins de ses grands-parents pendant une petite semaine ?? (dans la série mère indigne… ceci dit, je ne parle pas non plus de partir 2 mois en trek dans l’Anapurna hein…)

Retour sur la soirée du forum VIB

Le 23 mai dernier, Paris, locaux de Lycos Network Europe. Des intervenants, un débat sur les blogs et la popularité, un cinquantaine de blogueuses et une séance de dédicaces : la première soirée organisée par le forum VIB.
Un très bon moment.

Soirée forum VIB / Lycos

Soirée forum VIB / Lycos
envoyé par Walinette

Merci à :
- Lycos pour la coorganisation
- aux intervenants (de gauche à droite) : à ma gauche : Arnaud (Lycos), Amaury (Ebuzzing), Cécile (Lycos), Charles Liebert, Adrien (Wikio)
- Aux modératrices du forum : SweetangeShalima et KRiSS pour leur coup de main et Melle Gima pour ses accointances dans le milieu de l’édition
- Aux auteurs présentes : Tonie Behar, Caro, BénéAnne et Mercotte.
- et à toutes les VIB présentes !

A la prochaine !

Chic et enceinte : la robe longue

Dans quoi va-t-on passer l’été – enceinte (ou non) – en 2008 ? Dans une robe longue !
Rien de plus simple.
Enfin…. Si comme moi vous atteignez en trichant le mètre 60, ça se complique un peu on est d’accord. J’ai vu de très jolis modèles chez NewLook, pour 30 euros max, mais c’est ourlet obligatoire. Darel et Comptoir des Cotonnier : même combat. Du coup je me suis rabattue comme toujours chez Monoprix. 29,90 euros. Au niveau des chevilles (les plus d’1m65, passez votre chemin)

Pourquoi celle-ci ?
Et bien en outre la longueur parfaite, la poitrine est A SMOCKS, smocks qui sont à même d’absorber parfaitement les fluctuations mammaires dont je suis victime. Qu’on se le dise, le smock est le meilleur ami des femmes enceintes (avec les Birkenstocks mais j’y reviendrai…)
Elle est sombre… et ça ne va pas venir comme un scoop mais ça mincit ! (et c’est bien utile par les temps qui courent…)
Elle n’a pas de volants et est munie de 2 fentes sur les côtés : on ne court pas le risque de s’empêtrer, voire de choir. D’aucuns trouveront ça dommage, mais je vous rappelle que la femme enceinte doit prendre soin d’elle et limiter les risques.
Elle est en 100% coton qui fait pas transpirer.

By Day :

Sandales Isabel Marant
Authentique chapeau australien en cuir de kangourou
« lei » (collier traditionnel hawaien)
Panier venant d’un marché chinois quelconque
Microbe à poils mous collection hiver 2006

By Night :

Gilet en lurex Mango
Tongs argentées Pom d’Api
Collier poisson April First

Vous avez d’autres plans robe longue pour les petits gabarits ?

Dans la famille Grateur…

… je demande la fille.

Figurez-vous qu’il y a un truc qui m’est revenu pleine face l’autre jour alors que je l’avais totalement occulté pendant des années.
J’étais assise à un dîner familial, quand une de mes cousines, prise d’une urgence toute féminine, a dû demander à sa mère de lui gratter le dos.
Chose qui a laissé mon Zhom comme deux ronds de flan.
Et oui, chez lui ça ne se faisait pas.

C’est comme ça que j’ai réalisé : il y a des familles dans lesquelles on gratte, et des familles dans lesquelles on ne gratte pas. Limite si ce n’est pas considéré comme déplacé.

Observation qui a eu deux conséquences :
- je me suis souvenue que moi aussi, ado, nous nous grattions le dos avec ma mère. Rituel de salle de bain. (ben quoi, les singes le font aussi non ? ah non, ils s’épouillent….)
- depuis mon dos me démange furieusement

Dès lors j’essaie d’initier le Zhom a cette pratique. Sans succès je dois dire. Car vu que de son côté il n’est pas enclin à la gratouille pour son propre dos, il est d’une part assez réticent, et d’autre part très pauvrement équipé. Pas d’ongles, le bougre. Du coup soit ça frotte, soit ça griffe. Ce qui me fait m’interroger : est-ce une pratique purement féminine ??

Et jusqu’au 15 juillet, date de la prochaine écho, mon foyer n’est a priori pas pourvu en sexe féminin autre que moi (et Le Microbe, mais je ne suis pas convaincue qu’il soit bien disposé non plus) et je dois vous avouer quelques réticences à me munir de ce qu’on appelle communément « gratte dos » et qui se trouve dans le catalogue de tout bon VPCiste qui se respecte. (ce qui me fait dire que je ne suis pas la seule issue d’une famille à gratouillis)
Du coup j’oscille entre l’utilisation déviante de ma brosse à cheveux et le tartinage de crème de huit heures (royal contre les démangeaisons).
Vie cruelle.

Allez, dénoncez-vous, QUI gratte ??

Expo : Our Body, à corps ouvert

Notes préalables :
Pour une fois, je préviens, ce billet ne joue pas dans le futile. Certaines images et propos ci dessous peuvent choquer. Le sujet est polémique, et il va s’en dire que je souhaite que chaque commentateur reste courtois, poli et à l’écoute des autres.

Pourquoi ce préambule ? Et bien parceque dimanche je suis allée visiter à Lyon l’exposition « Our Body : à corps ouverts ». Exposition qui ne peut décemment pas laisser indifférent.
Je résume le concept pour les parisiens qui n’ont pas accès à cette manifestation… (*siffle*) : il s’agit de VRAIS corps humains, décharnés, écorchés à visée pédagogique, présentés selon des thèmes : muscles, système digestif, etc… Exposition se disant scientifique, et exposant pour la première fois le corps humain comme seuls les étudiants en médecine peuvent l’appréhender.
Ou simplement voyeurisme morbide comme le jugent ses détracteurs.

Bref :
- Pourquoi ai-je décidé d’y aller ? Et bien parce qu’il me semble qu’on n’est plus au Moyen Age et que l’exposition du corps humain n’est plus taboue. Avoir son enveloppe charnelle exposée ainsi au grand publique ou son crâne décaloté à la scie circulaire par des étudiants en médecine potaches, quelle différence (ah si, le décalotage fait un bruit de pomme dans laquelle on croque… dixit une amis lors de sa deuxième année…).
Et la scientifique qui sommeille en moi (si si) a été bluffée par la prouesse technique.

- Prouesse technique donc. Car les corps, véritables, ont vu tous leurs liquides remplacés par un polymére. Du plastique autrement dit. Et le temps nécessaire à ce process + la mise à nu des muscles, os, et – plus impressionnant – les nerfs et artères oscille entre 1400 et 4000 heures de travail. Franchement, le coup du bocal et du formol, c’est has-been.
Enfin ça, c’est ce qu’on lit sur le net, car l’expo est quasi muette à ce sujet. Chose qu’on a bien regrettée.

- Premières impressions : erfff, comment dire. On est peu de chose. Un gros bout de barbaque quoi. Car ce qui est malheureux dans l’histoire est que les premiers parallèles qui nous viennent arrivent direct de la boucherie charcuterie : escalopes de poulet pour les muscles, « jerky » (vous savez, les bandes de boeuf séchées que les américains achètent sous vide) pour les tendons… franchement que penser quand on voit – et lit - une « tranche de foie ».
J’ai trouvé finalement plus intéressant et moins « voyeur » les « pièces détachées » (j’ai d’ailleurs eu le loisir d’observer toute l’innervation de mon placenta…)
La salle finalement la plus impressionnante est la dernière : qui met en scène le système cardio-vasculaire. Ou comment exposer seules les veines et artères. Sorte de gorgone au niveau des poumons, beauté identique aux coraux.
La peau seule version « peau d’ours devant la cheminée » étant quant à elle plus dérangeante.

- Malaise : parce que oui, il ne faut pas le nier. La vision d’un homme désincarné, les muscles désinsérés pour mieux les montrer un à un ne peut pas ne pas laisser de traces. Je ne suis de plus pas franchement une habituée des films gore… Alors quand je vois des parents qui emmènent leur gosse de 8 ans. Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne et heureuse idée. Perso je dois avouer que ces visions m’ont un poil hanté la nuit… Peut être pour le meilleur, on vit dans une société tellement aseptisée, que contrairement à nos grands-parents, la vision d’un macchabée devient pour nous un traumatisme.
Ceci étant dit, les mises en scènes des corps à vélo ou devant une partie d’échec me semblent superflues.

- Ethique : Parce que oui, la question se pose. Elle se pose d’autant plus qu’il n’est fait mention nulle part dans l’expo de l’origine des corps et de qui est derrière cette exposition. De plus :
- les corps sont chinois…
- les explications scientifiques sont absentes donc on suppose. Et on suppose que la rigidité cadavérique intervenant dans les 24 h, le procédé de plastination doit se faire relativement rapidement.
- les corps sont quasi exclusivement des hommes, dans la force de l’âge.
Donc fatalement le spectre de prisonniers politiques chinois ou de condamnés à mort est là.
Informations cherchées, il s’agirait d’une université de Hong-Kong qui prépare et fourni les corps, ceux-ci restant anonymes.
Pas d’informations donc. Les hommes étaient-ils pleinement consentants ? Le doute subsiste. Surtout quand on connait la capacité chinoise à fournir tous les certificats que vous pouvez imaginer…
Donc pour moi le problème éthique est là, et non pas dans une quelconque « atteinte à la dignité humaine ».
Ce qui dérange le plus les biens-pensants est la vision de l’homme rabaissé à son statut de chair et d’os : vision qui n’est pas plus choquante que les étals de boucher ou les sacs en peau ou manteaux de fourrure. Cette exposition rappelle que l’homme est un animal comme les autres, chose que l’on a tendance à oublier, tout imbu de nous mêmes que nous sommes. L’homme n’est pas un dieu capable de ne jamais vieillir, de se cloner pour atteindre l’éternité, supérieur à la nature. L’homme n’est qu’une mécanique – belle et impressionnante, certe – mais en tous points identiques à celle de son chat ou de ses aliments s’il n’est pas végétarien.

Pour en savoir plus :
- le site officiel
- débats sur le site de Lyon Capitale

OUR BODY / À CORPS OUVERT – l’exposition anatomique de vrais corps humains – la Sucrière – Lyon – 28 Mai – 03 Août 08
Entrée : 15,50 euros
 

Lyon : Bahadourian et Our Body

Je ne sais pas vous mais nous avons eu de notre côté un week end bien rempli !
En effet, nous nous sommes rendus, le Zhom et moi même à Lyon, où nous avons retrouvé un couple d’amis rencontrés en Chine que nous n’avions pas vu depuis maintenant quelques années.

Cela a été l’occasion de redécouvrir la capitale de la gastronomie. Gastronomie française certe, mais coincés comme nous le sommes dans notre campagne bourguignonne, on a surtout insisté sur le côté multiculturel de la gastronomie en question.
C’est ainsi que nous avons été dîné dans un resto thaï. Genre. Pour le bouchon lyonnais, on repassera.

Mais je voulais profiter de ce blog pour faire partager quelques découvertes, cela nous changera des bonnes adresses parisiennes.
Par contre je vous préviens tout de suite : pas de chiffons (j’étais accompagnée du Zhom ne l’oublions pas)

- Gros coup de coeur pour l’épicerie orientale Bahadourian.
J’y ai trouvé tout ce qui me manquait et qu’on ne trouve pas au Carrouf du coin, aussi gros soit-il :

Comme les lentilles Corail, toutes les épices possibles et imaginables, du savon d’alep… et les pâtes italiennes DeCecco !
Cette boutique purement lyonnaise existe depuis 1929 et j’aurais pu y rester des heures.
Bahadourian
20 rue Villeroy
69003 Lyon

Noter qu’on retrouve également cette épicerie aux Halles de Lyon, mais à des prix « légèrement » supérieurs (comme la petite boite en fer d’épices qui passe de 5,95 à 6,95 euros…) Il semblerait que les Halles soient désormais dédiées à la clientèle bobo de Lyon, ce phénomène n’étant pas cantonné à la société parisienne.

- Les quais du Rhône. Entièrement réamménagés, de la verdure, des bars péniches. Une opération très réussie et qui a le mérite de désengorger pas mal le parc de la tête d’or.

- L’exposition : Our Body, à corps ouverts.
Alors là vous me pardonnerez, mais j’ai besoin de quelques jours pour digérer le truc. Mais je vous en ferai un billet : ça vaut.
Cela devait avoir lieu à Paris (La Villette) mais ils ont finalement refusé suite à un avis négatif du comité d’éthique.
Un prochain billet donc.

PS : Par contre, de boutique Chanel à Lyon : point :-/, Dior, Vuitton : oui. Chanel : nope.