Alors la les amis, attention, c’est de la référence cinématographique de haute volée, la crème de la culture francaise, je me réfère aux Bronzés pour illustrer mon propos. Aux Bronzés 3 même. Car si les 2 premiers opus sont pour moi des classiques indémodables et irremplacables de ma culture franchouillarde (dont je suis fière), le 3ème est – il faut bien le dire – une bouse.
Ceci étant posé.
Venons en aux faits.
J’ai un soucis, soucis similaire à celui donc de notre Jean-Claude national dans le 3ème épisode (et NON, je ne porte pas de perruque) : pour faire court, le Jean-Claude est un gros naze en France alors que c’est une star aux States.
C’est un poil exagéré en ce qui me concerne, mais tout de même, l’idée est là.
Comment se fait-ce que je sois super à l’aise avec des inconnus, dans des banquets d’affaire mêlant italiens, chinois, américains, soit capable de provoquer des chinois au Gambei (ahem : cul-sec avec du baijiu, ca fait mal), d’avoir une plus grande gu***le que des italiens, négocier comme une malade dans les magasins, de raconter une histoire devant 20 personnes et que ces 20 personnes m’écoutent, DU MOMENT QUE JE M’EXPRIME DANS UNE AUTRE LANGUE QUE MA LANGUE MATERNELLE (anglais, italien, chinois, espagnol, tout mélangé : your pick).
Comme si le fait que les gens aient assimilé que je puisse faire des erreurs voire raconter des énormités à l’insu de mon plein gré et donc soit tout disposés à me pardonner, m’autorisait à me lâcher.
Comme si le fait que je sois francaise me donne cette petite aura supplémentaire, ce petit « je ne sais quoi » (comme ils disent dans les séries US en francais dans le texte)
Vous avez remarqué comme on n’est jamais autant à l’aise que dans un milieu auquel on est totalement étranger, pour la simple raison qu’on ne s’y sent pas jugé ??
Quoi qu’il en soit, de retour sur la terre de Molière je redeviens coincée telle une huître et muette comme une carpe. L’horreur. Limite le conseiller clientèle SFR a qui je viens d’annoncer mon souhait de résilier mon abonnement et ben il me fout les pétoches, et je ne parlerai même pas des coiffeuses, vendeuses et autres esthéticiennes.
Quand je rentre en France, c’est décidé : je me fais passer pour une anglaise….
Parce que j’en ai déjà des manteaux, enfin un surtout, un Caroll 3/4 cintré couleur chocolat qui me suit depuis pas mal d’années (10, les années, bonne camelote Caroll : je recommande, pas comme Zara : je vous prépare un billet coup de gueule à ce sujet d’ailleurs, ca fait un moment que j’y pense mais j’attends d’être bien mûre).








J’imagine aisément que ces 3 noms ne vous évoquent pas grand chose, voire rien, mais il faut que je commence ce billet en replacant le contexte, si vous me permettez.